L'AMI

L’Observatoire socioéconomique des pêches, un mécanisme efficace d’évaluation de la ressource halieutique

Avec un littoral sur la côte atlantique de 734 kilomètres et une rive du fleuve longue de 850 km en plus de plus de 3500 kilomètres carrés de plans d’eau dont 25 permanents avec d’importantes quantités de poissons englobant plusieurs zones humides.

Ce littoral et cette rive du fleuve ainsi que ces cours d’eau de surface représentent une grande richesse nationale dont les retombées constituent un fort stimulant pour l’économie, la résorption du chômage et la lutte contre la pauvreté et la faim. Pour la mise en place d’un mécanisme pérenne du suivi économique et social du secteur de la pêche, l’observatoire économique et social de la pêche a été créé dans le cadre de la stratégie actuelle de la pêche 2015-2019.

Le directeur de l’Observatoire, Abderrahmane Boujemaa, a affirmé, lors d’une rencontre avec l’AMI, que cette structure répond à la nécessité du suivi et de l’évaluation économique du secteur pour en faire un cadre juridique et institutionnel permettant la pérennité du suivi et de l’évaluation socio-économique, préparer les cahiers des charges du partenariat avec les producteurs et les usagers des données relatives au secteur et assurer la publication d’une note périodique sur le rendement du département et sa contribution dans l’économie nationale. Il s’agit aussi de garantir la publication régulière d’un périodique sur les performances du secteur et sa contribution à l’économie.

Il a ajouté que l’observatoire travaille en étroite coopération avec toutes les structures et entreprises nationales, régionales et internationales qui produisent et utilisent les données économiques et sociales portant sur le secteur des pêches en Mauritanie et ouvre ses portes à la coopération avec tout partenaire technique et financier s’intéressant à son champ d’action.

L’observatoire, poursuit-il, mène diverses activités dont des études sociales et économiques ; d’autres sur la rentabilité économique des unités de production et une troisième sur les professions et les industries liées à la pêche et à la main d’œuvre du secteur ainsi que qu’au système fiscal en plus des enquêtes spécifiques. Il publie des notes circonstanciées et périodiques, des rapports annuels de recensement et réalise des consultations technique à la demande du ministre chargé des pêches.

L’organisme mène de nombreuses activités : études socio-économiques, études de faisabilité des unités de production, sur les filières professionnelles et les industries halieutiques, la main-d’œuvre du secteur, le système fiscal, les enquêtes aléatoires, outre la publication de mémorandums circonstanciels et périodiques, les rapports annuels statistiques, les conseils techniques à la demande du ministre en charge du secteur de la pêche. Par ses cadres et ses ingénieurs, l’Observatoire réalise son système informatique, son site électronique, ses tableaux de bord pour gérer les pêcheries.

Le Coordinateur a affirmé que les rapports et éditions de l’organisme ont permis au ministère de la pêche et de l’économie maritime, ainsi que les instances qui en relèvent, d’avoir les informations nécessaires sur les richesses maritimes et ses contributions majeures dans l’économie nationale et la lutte contre la pauvreté.

Il en indique la preuve, en se référant au rapport 2018 selon lequel les quantités capturées hors pêche traditionnelle dans la ZEE (Zone Economique Exclusive) ont dépassé 1.200.000 tonnes, rappelant que 29.6% de ces prises ont été capturés lors de ces trois derniers mois de l’année en question.

Le rapport indique que les poissons de surface forment le gros lot des captures, 95%. Il est à noter les prises au large de la mer et sur la côte sont en nette augmentation pendant les quatre saisons de l’année 2018. Les poissons de surface maintiennent leur croissance tout au long de l’année, tandis que le poulpe et les poissons de fond sont en fluctuation lors de cette même année.

Le coordinateur dit constater la baisse des poissons à écailles tout au long de l’année indiquée, en raison des changements biologiques, à en croire les experts chargés du suivi de l’évolution de ces espèces.

Boujemaa a affirmé que les exportations halieutiques ont réalisé d’importantes recettes, selon le rapport 2018, qui fait état de 39 milliards MR-U pour quatre produits qui constituent à elles seules 92% des recettes, à savoir : les céphalopodes (40,6), divers congelés (33,4%), farine de poissons (14%) et huiles de poissons (4,1).

La commission technique de l’Observatoire, présidée par le Secrétaire Général du ministère de la Pêche et de l’Economie Maritime et qui comprend la plupart des établissements et directions du secteur, en plus d’un représentant du ministère de l’économie, de la Banque Centrale, de l’Office National de la Statistique, des Employeurs et du Programme sous régional de développement de la pêche en Afrique de l’Ouest.

Cette commission est responsable de l’orientation, du suivi et de l’adoption, avant l’annonce et la publication des notes et rapports de l’Observatoire, relatifs aux résultats généraux de la pêche.

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