L’Assemblée nationale organise une formation sur la loi organique relative aux lois de finances et à la budgétisation par programme
Nouakchott
L’Assemblée nationale, en coopération avec la Direction générale du Budget, a organisé, lundi à Nouakchott, une session de formation à l’intention des membres de la Commission des finances, consacrée à la loi organique relative aux lois de finances et au budget-programme. Cette formation vise à renforcer leurs capacités en matière d’examen du budget, de suivi de son exécution et d’évaluation des résultats obtenus.
D’une durée de quatre jours, cette session vise à permettre aux participants de se familiariser avec les concepts de la budgétisation par programme, les étapes de son élaboration et de sa mise en œuvre, ainsi que les mécanismes de suivi et d’évaluation de la performance. Elle entend ainsi renforcer leur rôle dans l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2027 et le suivi de la gestion des deniers publics.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Sidney Sokhona, a souligné que la réforme budgétaire marque le passage d’un budget de moyens à un budget-programme axé sur les résultats, favorisant ainsi la transparence, la responsabilité et l’efficacité des dépenses publiques.
Il a ajouté que le Parlement a pour mission essentielle de contrôler l’exécution des crédits budgétaires et d’évaluer les politiques publiques. Il a également relevé que le renforcement des capacités des membres de la Commission des finances contribue à améliorer la qualité du contrôle parlementaire et à consolider la crédibilité de l’action institutionnelle.
Pour sa part, le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, M. Zeini Ould Ahmed El Hadi, a indiqué que cette formation permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances des règles juridiques régissant l’élaboration, l’exécution et le contrôle du budget, tout en établissant un lien entre les connaissances théoriques et leur mise en pratique.
Il a souligné l’importance du budget en tant qu’instrument de mise en œuvre des orientations économiques et sociales de l’État et de définition des priorités de développement. Il a insisté sur la nécessité de lier les dépenses publiques à des résultats tangibles afin d’améliorer les services et de répondre aux besoins des citoyens.
De son côté, le directeur général du Budget, M. Ahmed Ould Abbe, a expliqué que la réforme budgétaire vise à établir un lien entre les ressources allouées, les objectifs fixés, les indicateurs de performance et les résultats mesurables, afin d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques et de renforcer le rôle du Parlement dans le suivi des performances et l’évaluation des résultats.
Il a ajouté que cette réforme repose notamment sur la définition d’objectifs clairs, l’établissement d’un lien entre les crédits budgétaires et les résultats attendus, le renforcement de la responsabilité et de l’obligation de rendre compte, ainsi que l’adoption d’une programmation pluriannuelle.