L’Assemblée nationale approuve des projets de loi relatifs à un mécanisme africain d’assistance juridique et au renforcement des échanges commerciaux entre la Mauritanie et le Qatar
Nouakchott
L’Assemblée nationale a approuvé, lors d’une séance publique tenue ce mardi sous la présidence de l’honorable Hacen Cheikh Baha, vice-président de l’institution, trois projets de loi relatifs à la ratification d’un accord portant création d’un mécanisme africain de facilitation de l’assistance juridique, ainsi que deux autres accords concernant les échanges commerciaux, la coopération économique et technique, ainsi que la promotion et la protection des investissements entre la Mauritanie et l’État du Qatar.
Son Excellence le ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Khaled, assurant l’intérim du ministre des Affaires économiques et du Développement, a expliqué, lors de son intervention devant les députés, que la ratification de l’accord portant création de ce mécanisme africain vise à aider les pays du continent à renforcer leurs capacités juridiques face à des situations complexes, notamment celles liées à leurs dettes souveraines, aux transactions commerciales internationales, aux contrats d’exploitation des ressources naturelles, ainsi qu’aux accords d’investissement.
Il a ajouté que la Mauritanie entend, à travers la ratification de cet accord, bénéficier des services de ce mécanisme et renforcer ses capacités juridiques dans la gestion de la dette souveraine et la négociation des contrats internationaux, en particulier dans les secteurs des ressources naturelles et des investissements étrangers.
Le ministre a également souligné que l’accord relatif aux échanges commerciaux et à la coopération économique et technique, signé le 25 décembre 2003 entre le gouvernement de la République islamique de Mauritanie et celui de l’État du Qatar, vise à consolider les relations de coopération fraternelle entre les deux pays et à développer des partenariats économiques, commerciaux et techniques au service des intérêts communs, tout en promouvant les opportunités de développement à travers la stimulation des investissements et des échanges commerciaux.
Il a précisé que cet accord prévoit la mise en œuvre de mesures destinées à faciliter la coopération entre les acteurs économiques des deux pays, notamment à travers l’organisation de visites, d’échanges d’expériences, de foires et de rencontres économiques, contribuant ainsi au développement des relations bilatérales et à l’élargissement des perspectives de coopération.
Il a enfin indiqué que l’accord comprend des dispositions définissant les notions d’investissement, d’investisseur, d’activités d’investissement et de rendements, ainsi que les mécanismes permettant de bénéficier des avantages liés aux investissements réciproques. Il est attendu que sa mise en œuvre favorise une augmentation des flux d’investissements qataris, créant ainsi de nouvelles opportunités d’emploi et contribuant à la réduction du chômage.
Dans leurs interventions, les députés ont salué l’importance de ces accords, tout en passant en revue la situation actuelle de l’économie nationale et ses répercussions sur le climat des affaires. Ils ont insisté sur la nécessité d’adopter des réformes visant à améliorer l’environnement des investissements et à renforcer la confiance des acteurs économiques.
Ils ont également souligné l’importance de mettre en place un cadre législatif intégré, doté de mécanismes juridiques efficaces, garantissant la protection des investisseurs étrangers contre les risques de fraude et d’escroquerie, tout en préservant l’intérêt national.