Clôture de l’atelier de validation du projet de loi sur la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes
Nouakchott
Les travaux de l’atelier de validation du projet de loi sur la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes se sont achevés samedi soir à Nouakchott Ouest. Cet atelier a été marqué par des discussions approfondies sur les mécanismes de prévention des stupéfiants et des substances psychotropes, la sanction de leur consommation et de leur trafic illicite, ainsi que la protection de la santé publique, notamment par la prise en charge médicale et psychologique des toxicomanes, leur réintégration dans la société et l’adoption d’un mécanisme efficace pour lutter contre le phénomène de la toxicomanie.
Le conseiller chargé de la coopération, secrétaire général par intérim, M. Amar Ould El Ghassem, a souligné que les crimes liés aux stupéfiants et aux substances psychotropes comptent parmi les défis les plus graves auxquels la société est confrontée, en raison de la menace directe qu’ils représentent pour la sécurité des individus, la stabilité des familles et l’intégrité du tissu social, en plus de leurs effets profonds sur la santé publique et l’économie nationale.
Il a indiqué que les indicateurs scientifiques et les données judiciaires et sécuritaires révèlent une augmentation inquiétante de ces crimes, tant en termes de trafic que de consommation, ainsi qu’en termes de diversité et de propagation des substances, et de leur ciblage croissant des jeunes.
Il a ajouté que, partant de la prise de conscience par l’État de la gravité de cette réalité et de son constat de l’insuffisance des approches traditionnelles pour y faire face, le ministère de la Justice, sous les directives de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et le suivi direct du Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, et dans le cadre de la mise en œuvre du Document national pour la réforme et le développement de la justice, a élaboré une politique pénale efficace pour lutter contre les stupéfiants et les substances psychotropes.
Il a expliqué que cette politique repose sur la fermeté face aux réseaux de trafic et de promotion, la réalisation d’un équilibre entre la dissuasion et le traitement dans les affaires de consommation, et le renforcement de la prévention et de la protection des groupes vulnérables.
La cérémonie de clôture a été marquée par la présence du conseiller du ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, du procureur général adjoint près la Cour suprême, de l’inspecteur général adjoint de l’administration judiciaire et pénitentiaire, et de la conseillère chargée de l’accès à la justice et à la communication.