Le Commissaire aux droits de l’homme réaffirme à Genève l’engagement ferme de la Mauritanie envers les valeurs de justice, de dignité et d’égalité
Nouakchott
Le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Sid’Ahmed Ely Benane, a souligné que les droits de l’homme en Mauritanie constituent un choix souverain, fruit d’une volonté nationale forte, d’une constitution garantissant les libertés et d’une vision réformiste progressant sereinement sur la voie d’une réforme cumulative fondée sur l’auto-évaluation, l’ouverture aux partenariats et le renforcement des institutions nationales.
Il a tenu ces propos ce mercredi à Genève, devant la 61e session du Conseil des droits de l’homme, où il a expliqué que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a, depuis son entrée en fonction, mis en œuvre une approche fondée sur l’ouverture à tous les partenaires et acteurs, sans discrimination, et sur la promotion de la paix et de la concorde civile. Cela s’est traduit par des réalisations visant à consolider l’unité nationale et à lutter contre diverses formes d’injustice et d’inégalité.
Il a ajouté que le gouvernement mauritanien poursuit la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la promotion et la protection des droits de l’homme (2024-2028), qui vise à intégrer une approche fondée sur les droits de l’homme dans les différentes politiques publiques, à renforcer l’efficacité des institutions nationales et à consacrer les principes de transparence et de responsabilité.
Il a souligné que la promotion des droits est indissociable du développement global, car les droits civils et politiques ne peuvent s’épanouir en présence de pauvreté, de vulnérabilité et d’absence des services essentiels.
Il a noté que, dans ce contexte, la Mauritanie a intensifié ses efforts de lutte contre la pauvreté, d’extension des réseaux de protection sociale, d’amélioration de l’accès à l’éducation et à la santé, et d’autonomisation des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.
Le Commissaire a réaffirmé l’attachement de la Mauritanie aux valeurs des droits humains et aux principes de justice, de dignité et d’égalité, ainsi qu’au dialogue, choix stratégique dans un monde en pleine mutation.
Il a souligné l’importance du Conseil des droits de l’homme comme plateforme de dialogue et de coopération responsable.
Il a également abordé les défis migratoires, soulignant que la Mauritanie, de par sa situation géographique, est un important pays de transit pour les migrants et les réfugiés. Cette situation engendre des défis croissants en matière d’aide humanitaire, de droits humains et de sécurité, notamment parce que certains migrants sont victimes de réseaux de passeurs et de traite des êtres humains.
Dans ce cadre, il a indiqué que la Mauritanie a adopté une approche équilibrée qui conjugue la lutte contre les réseaux criminels et la protection des droits des migrants. Cette approche implique le renforcement du cadre juridique, l’intensification du contrôle judiciaire, la mise en place de centres d’accueil et d’hébergement, et la garantie de l’accès aux services essentiels, dans le respect du principe de non-refoulement.
Il a souligné que la gestion des migrations est une responsabilité partagée qui exige une coopération internationale fondée sur le partage des responsabilités et la lutte contre les causes profondes des migrations irrégulières, notamment par le soutien au développement durable dans les pays d’origine.
Le Commissaire a passé en revue les défis auxquels est confrontée de façon particulière la région du Sahel, notamment le terrorisme, le crime organisé, les migrations irrégulières, les changements climatiques et les pressions économiques.
Il a noté que la Mauritanie s’attache à trouver un équilibre entre la protection de la sécurité nationale et le respect des droits et libertés, considérant la sécurité et les droits humains comme complémentaires.
Il a ajouté que la Mauritanie poursuit ses efforts aux niveaux international et régional pour contribuer au règlement des conflits en accueillant et en hébergeant des personnes déplacées et des demandeurs d’asile, en mettant en œuvre une approche globale de la sécurité pour lutter contre le terrorisme, l’extrémisme et la criminalité transnationale, et en participant aux opérations de maintien de la paix en République centrafricaine.
Le Commissaire a insisté sur la nécessité de mettre fin aux souffrances du peuple palestinien dans la bande de Gaza, appelant à un renforcement de l’aide humanitaire et du soutien aux efforts de secours et de reconstruction afin d’alléger les souffrances des civils.