Le ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial, a organisé, mercredi à Nouakchott, un atelier technique dédié à la présentation des résultats de l’étude diagnostique du Programme National de Lutte contre la Malnutrition.
L’atelier vise à examiner les résultats de l’étude, à identifier les lacunes et les défis majeurs auxquels sont confrontées les politiques et programmes de lutte contre la malnutrition et leurs mécanismes de mise en œuvre, présentant les principes directeurs des régimes alimentaires sains et durables.
Dans son allocution à cette occasion, Mme Oumgoufa Emnech, chargée de mission au ministère, a indiqué que ‘’la Mauritanie, à travers la Stratégie Nationale de Développement de la Nutrition 2025 – 2035 et le Plan Stratégique Multisectoriel, s’efforcent d’atteindre la sécurité alimentaire, d’améliorer l’accès à l’alimentation et de lutter contre la malnutrition en élevant le niveau économique des catégories les plus vulnérables’’.
Elle a ajouté que ‘’l’attention portée aux couches sociales vulnérables de la société constitue une priorité majeure dans le programme de réforme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, “mon ambition pour la patrie”, soulignant que l’enfant et la femme sont parmi les catégories les plus importantes, et que leur prise en charge constitue l’un des axes fondamentaux du département de l’action sociale, de l’enfance et de la famille. A ce propos, la prévention de la malnutrition chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que leur prise en charge, sont parmi les exigences les plus importantes de la protection sociale.
De son côté, la directrice du Programme Alimentaire Mondial en Mauritanie, Mme Ilaria Martinato, a indiqué que les résultats de l’enquête sur la nutrition et la mortalité (SMART) pour l’année 2025 montrent que le taux de malnutrition aiguë globale a atteint 12.9%, tandis que le taux de malnutrition aiguë sévère a atteint 2.1%, ajoutant qu’un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique et de retard de croissance, soulignant que ces chiffres sont alarmants et n’ont pas connu de changement significatif au cours des dernières années.
Elle a affirmé que ‘’cet atelier est une opportunité de transformer les recommandations issues de l’étude en actions concrètes, de renforcer la cohérence du programme national de lutte contre la malnutrition avec les autres stratégies nationales, et d’améliorer son efficacité sur le terrain, notamment au niveau des centres de nutrition communautaires’’, saluant les efforts déployés par le ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, le ministère de la Santé, le Commissariat à la Sécurité Alimentaire, et la Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte contre l’Exclusion “Taazour”, ainsi que les partenaires techniques et financiers.
L’atelier a été ouvert en présence du conseiller chargé des affaires administratives au ministère de l’Action Sociale, et des représentants des partenaires techniques et financiers.