L'AMI

Atelier national sur la gestion environnementale des activités d’orpaillage

La ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Massaouda Mint Baham Mohamed Laghdaf, a présidé, mercredi à Nouakchott, le lancement des travaux d’un atelier consultatif national sous le thème : “Les meilleures pratiques pour la gestion environnementale des activités d’orpaillage et la gestion des produits chimiques et déchets associés”, avec la participation du représentant de la Fédération des usines d’or, des présidents des fédérations et syndicats du domaine, de plusieurs organisations de la société civile et des représentants des départements ministériels concernés.

L’atelier, de deux jours, vise à élaborer une approche nationale globale garantissant la durabilité de l’activité minière artisanale, en tenant compte des normes environnementales et sanitaires et en préservant les écosystèmes.

Dans son discours à cette occasion, la ministre a indiqué que ‘’l’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant à trouver les solutions les plus efficaces pour la durabilité de cette activité vitale afin de diagnostiquer les pratiques et les impacts négatifs liés à l’extraction traditionnelle de l’or, de définir les priorités d’action à court et moyen termes pour réduire les risques environnementaux et sanitaires, en proposant des réglementations et un accompagnement technique, et en mettant à disposition des technologies alternatives et durables’’.

Elle a souligné que le secteur minier traditionnel est devenu un levier économique important en termes de croissance, de création d’emplois, de réduction du chômage et d’augmentation du revenu national, mais qu’il est entré dans le pays de manière aléatoire et rapide, sans tenir suffisamment compte des exigences environnementales et sanitaires, rappelant le discours de Son Excellence le Président de la République le 2 novembre 2020 dans la wilaya de Tiris – Zemmour, enjoignant le gouvernement de trouver un équilibre entre l’exploitation des ressources minérales, la protection de l’environnement et la santé des citoyens.

Mme la ministre a précisé que ‘’le ministère a pris ces dernières années un ensemble de mesures importantes, dont l’obligation pour les entreprises de réaliser des études d’impact environnemental et social, la création d’une police environnementale pour suivre le respect des plans de gestion environnementale, la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation sur les dangers de l’utilisation du mercure, et la fermeture des installations non conformes’’.

Elle a ajouté que ‘’malgré ces efforts, la gestion durable de l’activité de l’orpaillage nécessite toujours une approche intégrée qui tienne compte des risques environnementaux et sanitaires résultant de l’utilisation aléatoire de produits chimiques toxiques tels que le mercure et le cyanure, de la prolifération de sites de traitement non autorisés menaçant des zones environnementales et résidentielles sensibles, ainsi que de la dégradation rapide des sols et de la pression sur les ressources en eau, et des risques qui pèsent sur les écosystèmes, y compris le Parc National du Banc d’Arguin’’.

De son côté, la directrice générale de l’Évaluation et du Contrôle Environnemental, Mme Khadija Sneiha, a déclaré que ‘’depuis l’apparition de l’activité de l’orpaillage en Mauritanie en 2016, cette activité est devenue une source de revenus principale pour des milliers de familles et ont contribué à stimuler l’économie locale’’, soulignant que ce développement rapide et non réglementé a entraîné des défis environnementaux et sanitaires majeurs affectant les ressources naturelles et la sécurité humaine.

Elle a ajouté que ‘’face à cette situation environnementale et sociale préoccupante, caractérisée par l’utilisation non contrôlée du mercure et du cyanure, la dégradation des sols, la pollution de l’eau, et les risques sanitaires qui menacent les communautés locales et les travailleurs, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, par l’intermédiaire de la Direction de l’Évaluation et du Contrôle Environnemental, a jugé nécessaire de réunir toutes les parties prenantes autour d’une même table, qu’il s’agisse d’institutions et d’organismes locaux, d’experts, d’organisations de la société civile et de partenaires techniques, afin d’identifier des solutions pratiques et durables, ce qui sera fait aujourd’hui à travers les travaux de cet atelier’’.

Ont assisté à l’atelier le représentant de la Fédération des usines d’or, les présidents des fédérations et syndicats et des membres d’organisations de la société civile œuvrant dans le domaine.

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