Le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Ahmed Aidda, a supervisé, mardi à Nouakchott, le lancement d’un atelier de formation sur la coopération pénale internationale, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé.
L’atelier, de trois jours, réunira des procureurs, des juges d’instruction, des policiers et des officiers de police judiciaire.
Financé par l’Union européenne et soutenu par France Expertise du Groupe de l’Agence Française de Développement, à travers le Programme d’Appui aux Composantes Juridique et Policière du G5 Sahel, l’atelier vise à renforcer la capacité des acteurs de l’application de la loi à coopérer efficacement contre le terrorisme et la criminalité, à travers des formations qui mettront en lumière les meilleures pratiques à travers des exercices pratiques sur les liens entre criminalité organisée et terrorisme.
Les participants recevront des présentations théoriques et pratiques faites par des experts sur le thème de l’atelier, afin de leur permettre d’améliorer leurs capacités professionnelles, en plus d’une présentation préparée par le Bureau de la coopération judiciaire internationale du ministère de la Justice, qui, pour la première fois, en tant que nouvelle autorité centrale, met en lumière son modus operandi et son rôle dans la lutte contre la criminalité.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le secrétaire général du ministère de la justice a déclaré que ‘’notre pays s’était engagé très tôt dans les efforts internationaux de lutte contre le terrorisme, en adoptant une politique qui s’est traduite par des mesures sérieuses, dont la plus importante est l’élaboration d’un système juridique spécifique de lutte contre le terrorisme conformément aux conventions internationales, se traduisant par la promulgation de lois relatives à la lutte contre le phénomène, les procédures d’extradition, la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que la promulgation d’un arsenal juridique pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes, et la publication de textes relatifs à la lutte contre la traite des personnes, le trafic illicite de migrants, le blanchiment d’argent et la corruption’’, précise – t – il.
‘’La Mauritanie a complété son arsenal juridique en matière de droits de l’homme en activant le système d’aide judiciaire, c’est pourquoi le ministère de la justice a récemment mis en place l’autorité centrale, représentée par le Bureau de la coopération judiciaire internationale relevant de la direction de la coopération, dans le but de contrôler et d’accélérer l’évolution des dossiers de coopération sortants et entrants’’, a – t – il ajouté.
Il a souligné que les efforts du gouvernement, depuis l’élection de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont porté sur la lutte contre les causes de la criminalité et à la délinquance, de sorte qu’une série de mesures ont été prises dans le but d’éliminer toutes les disparités sociales et économiques, en plus de la lutte contre la pauvreté, la fragilité et l’ignorance, ce qui est de nature à faciliter la lutte contre la criminalité dans ses origines.
Le secrétaire général du ministère a remercié le programme ACLEPG5 pour l’appui technique qu’il a apporté au secteur de la justice.
De son côté, Mme Stéphanie Delgado Martin, directrice du Programme d’appui aux composantes juridiques et policières de la Force conjointe du G5 Sahel, a exprimé son plaisir de s’adresser à l’auditoire au nom de France Expertise et de l’Union européenne, soulignant que l’atelier s’inscrit dans le cadre de l’appui et du renforcement des capacités judiciaires, juridiques et policières dans les cinq pays du Sahel.
Elle a indiqué que ‘’le programme ACLEPG5 vise à soutenir les acteurs dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale’’, exprimant son espoir que cette formation aboutira à des résultats qui permettront de lutter contre le terrorisme et le crime organisé dans le pays.