Ouverture, lundi à Nouakchott, d’un atelier technique de ratification du projet de loi sur la sécurité et la sûreté liées aux matières biologiques à la lumière des récents développements scientifiques.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, la secrétaire générale du ministère de la Santé, Mme Alya Yahya Menkouss, a exprimé sa joie d’assister au lancement de l’atelier de ratification du projet de loi sur la sécurité et la sûreté liées aux substances biologiques et toxiques, soulignant l’importance et l’attention que cette question représente, compte tenu de son lien avec la sécurité des personnes et des installations, en général, et de son rattachement, en particulier, à un domaine qui sous-tend les risques autant qu’il offre des opportunités d’améliorer et de développer les services thérapeutiques.
Consciente de ce problème, la Mauritanie s’est dotée d’un cadre juridique rigoureux qui répond à toutes les normes internationales pertinentes et offre des garanties pour préserver la sécurité des personnes, des installations et de l’environnement, ainsi que la ratification de la plupart des conventions et traités internationaux pertinents, y compris la Convention sur les armes biologiques et à toxines.
Elle a indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’amélioration continue du cadre juridique régissant ce domaine hautement sensible, au moment où les participants à l’atelier examinent de près un projet de loi sur les agents pathogènes et les toxines, soulignant que son adoption renforcera l’immunité du système national de santé contre les risques potentiels d’origine biologique.
Mint Menkouss a ajouté que le département de la santé s’appuiera sur les résultats des contributions des participants pour améliorer la qualité du projet de loi et le produire dans un format optimal, ce qui en fait un ajout qualitatif à l’arsenal juridique.
Elle a salué la coopération bilatérale entre notre pays et le Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies et l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Nouakchott.
De son côté, le représentant de l’ambassade des Etats-Unis à Nouakchott, M. David Rocheford, a remercié la Mauritanie pour l’organisation de cet événement, soulignant que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les armes de destruction massive en œuvrant à la prévention et au stockage de toutes les armes chimiques et biologiques.
Il a rappelé que la première Convention à cet égard sur la prévention des armes biologiques et des armes de destruction massive remonte à 1975, indiquant que tout le monde travaille dans ce sens.
A son tour, le représentant du Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies, M. Sylvian Vanill, a souligné l’importance de cet atelier dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques ou à toxines, signée en 1975, saluant le rôle de la Mauritanie à cet égard, qui a abrité cette réunion, soulignant la nécessité de la participation de tous pour prévenir la prolifération des armes biologiques et toxiques, en raison de leurs graves dégâts.