Démarrage des travaux d’un atelier visant à renforcer l’implication des organisations de la société civile dans la conception, la mise en œuvre et le suivi du processus budgétaire
Nouakchott
Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ahmadou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a supervisé, mercredi, à Nouakchott, en présence du Ministre des Finances, M. Islamou Ould Mohamed Ambadi, le lancement de l’atelier de préparation d’un plan d’action (2024/2026) visant à renforcer l’implication des organisations de la société civile dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi du processus budgétaire.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le Commissaire aux droits de l’homme a expliqué que le plan d’action vise à renforcer le rôle de la société civile en tant qu’acteur clé dans la conception, le suivi et l’évaluation des politiques de développement, économiques et sociales dans le pays, conformément au contenu du programme « Taahoudati » de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.
Ould Ahmed Salem Ould Sidi a souligné que le processus budgétaire est au cœur de la gouvernance démocratique et du développement durable, notant que les décisions prises lors de l’élaboration des budgets ont un impact direct sur la vie des citoyens, en particulier des groupes les plus vulnérables. Il a ajouté qu’un tel objectif rend nécessaire que ces décisions reflètent les besoins réels de la population et tiennent compte de la répartition équitable des ressources. Il a aussi salué le rôle central joué par le ministère des Finances dans l’élaboration du budget citoyen et dans la garantie de la transparence, de la participation et de la responsabilité dans la gestion des finances publiques.
Le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile a poursuivi son propos en soulignant l’importance de la participation de la société civile qui réside dans le fait qu’elle est la voix de la société et le porte-parole des aspirations et des préoccupations de la population. En cela, l’expertise, l’expérience et la proximité des organisations de la société civile avec les communautés leur donnent la légitimité nécessaire pour influencer les politiques publiques et les allocations budgétaires, a-t-il souligné.
Le Commissaire aux droits de l’homme a souligné enfin que cet atelier constitue une plate-forme d’échange d’idées, de partage de bonnes pratiques et de renforcement des capacités collectives dans la participation et la préparation des politiques budgétaires.
Pour sa part, l’Ambassadeur Chef de la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie, M. Gwilym Jones, a souligné l’importance de renforcer la participation de la société civile dans divers domaines, notamment les domaines de développement qui ont des conséquences importantes sur la vie des citoyens.
L’atelier, organisé en coopération avec le PAGFAM financé par l’UE, a été lancé en présence du Directeur des relations avec la société civile, M. Isselmou Ould Ali, de certains membres du personnel du Commissariat, ainsi que de représentants d’organisations de la société civile.