Le ministère de l’Agriculture a organisé, lundi dans la ville de Sélibabi, un atelier de formation sur l’explication du contenu de la loi directive agricole et pastorale.
Des représentants des secteurs de l’environnement, de l’agriculture et de l’eau, de la Commission de la sécurité alimentaire et de certaines organisations travaillant dans ce domaine participeront à cette session de trois jours.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le conseiller en charge des affaires économiques et du développement local, Sidi Mohamed Ould Abderrahmane, a expliqué que cette loi constitue un cadre général d’intervention dans le domaine agricole et pastoral, en complément des autres lois qui le régissent, notamment le code pastoral et la loi réglementant le code de l’eau, en plus de la loi réglementant la propriété de l’Etat, ainsi que des textes relatifs aux organisations professionnelles.
Il a ajouté que ces textes visent dans leur structure organisationnelle à développer les infrastructures agricoles et pastorales et à établir un cadre réglementaire pour celles-ci afin de combler le vide juridique en définissant les procédures de mise en place de ces organisations et les mécanismes de contractualisation organisés entre elles et l’Etat.
Le conseiller a indiqué que ces décrets ont été préparés et approuvés par le gouvernement en mars 2023, lors du Conseil des ministres tenu dans la ville de Néma, en concertation entre les secteurs de l’agriculture, du développement animal et de l’Hydraulique.
Le conseiller a souligné que cet atelier a pour objectif d’expliquer et de clarifier le contenu de ces lois aux acteurs de la mise en œuvre de ces textes et de recueillir les avis et observations des acteurs locaux liés à la mise en place de ces organisations, ce qui répond aux attentes des habitants des zones de développement que les autorités régionales portent leurs préoccupations et leurs aspirations, remerciant les partenaires au développement.
Pour sa part, le ministre de l’Agriculture chargé des Affaires juridiques, M. Abdallah Demi Do, a indiqué que l’objectif de cet atelier est de diffuser et de clarifier les lois régissant le domaine agricole et pastoral, notamment les deux décrets réglementant le maintien, la mise en place et la gestion des organisations agricoles et pastorales en milieu rural.
Il a ajouté que ces décrets réglementent les procédures de passation de marchés entre ces organisations et les organismes dotés de la personnalité publique tels que l’État, les régions et les municipalités, ajoutant que ces décrets comblent un vide fondamental puisque l’État construisait chaque année de nombreuses installations agricoles telles que des barrages et des puits artésiens, pour lesquels de grandes sommes d’argent sont dépensées, et lorsqu’elles sont achevées, elles restent vulnérables aux pertes car il n’y a pas d’organisme responsable d’elles.
Le conseiller a souligné que les lois reflètent l’intérêt de Son Excellence le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani à transférer la responsabilité première du développement agricole aux groupes locaux et à leur donner un rôle tout en préservant ces installations pour accomplir leur devoir.