L'AMI

Le président du Haut Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux : Le mufti constitue un pilier fondamental dans le processus de la fatwa

Caire

Caire : Le mufti constitue un pilier fondamental dans le processus de la fatwa tandis son requérant constitue l’élément essentiel de processus, puisque qu’il est le moteur d’une connaissance stagnante, a affirmé le président du Haut Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux, M. Isselmou Ould Sidi El Moustaph, dans un entretien avec l’AMI.

La fatwa, l’éducation, les médias et le pouvoir judiciaire ont comme dénominateur commun, le fait que chacun est une explication et une démonstration du verdict d’Allah le Tout Puissant, a-t- il, souligné, disant que la fatwa et le pouvoir judiciaire ont en commun l’attachement de leur jugement aux responsables.

Il a loué, également, sa participation aux activités de la huitième Conférence de la Fatwa tenue dans la capitale égyptienne, Le Caire, saluant les interventions faites à cet évènement sur la question palestinienne par des universitaires, mettant en exergue la position des peuples arabes et islamiques sur cette cause.

« Le mufti est le porte-parole de la loi du Prophète Paix et Salut sur Lui, que sa fatwa soit le texte d’un verset du Saint Coran, un hadith ou une décision tirée des deux ou l’un », a-t-il dit.

La fatwa du Mufti ferme la porte au conflit et arrête son cours, d’autant plus que la mission du Mufti est en réalité de contrôler la société dans le domaine de la religion, de rationaliser la religiosité, de transformer les désaccords en miséricorde et d’exploiter la jurisprudence de la théorie et de la révélation pour cela, a-t-il poursuivi.

La mission du mufti n’est pas un programme “questions- réponses”, ni de prononcer une décision dépourvue d’orientation, de conseil ou de justification, mais il doit au contraire répondre avec aisance, gentillesse, orientation, avertissement et, incitation, afin que celui qui pose la question ressente la différence formelle et réaliste entre l’espace de la fatwa semé d’aisance, et l’effort visant à débarrasser le questionneur de l’embarras de la dissidence et du désir d’intégrité, pour le forcer à entrer en conflit ou en dispute et de faire le lien pour lui entre querelle et conflit, d’une part, et entre leurs dires ” le querelleur est une mauvaise personne”.

Le Président Haut Conseil de la Fatwa et des Recours Gracieux a souligné à la fin de son intervention, que la multiplicité des opinions des muftis à l’époque actuelle, et les nombreuses différences entre les juristes, peuvent être une raison pour ne pas mettre fin au conflit. « Mais plutôt élargir ses ramifications et le prolonger alors que les degrés d’un litige peuvent jouer un rôle important à cet égard, outre les intérêts liés à la prolongation de sa durée et à l’espoir permanent d’obtenir des gains, à travers les différences d’adaptation et de pondération et l’instabilité des administrations judiciaires”, a conclu Ould Sidi El Moustaph.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More