Lancement d’un atelier régional sur les mesures de gestion et d’exploitation des petits poissons de surface en Afrique de l’Ouest
Nouakchott
Un atelier régional élargi consacré à l’examen des « mesures de gestion et d’exploitation des petits poissons de surface en Afrique de l’Ouest » a été lancé mardi matin, à l’Institut Mauritanien de Recherche océanographique et halieutique (IMROP) à Nouakchott.
L’atelier est organisé par la Commission sous régionale des pêches maritimes (CSRP), en collaboration avec l’Institut mauritanien de Recherche océanographique et halieutique (IMROP), et avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels l’organisation caritative PEW, la Fondation pour les Océans (The Ocean Foundation) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le directeur de la programmation, de la coopération et des études au ministère de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, M. Mohamed Ould Ely Ould Barham, a salué le rôle central joué par la Commission sous régionale de la pêche depuis sa création en 1985, en tant que cadre régional de concertation, de coordination et d’action commune entre les pays de la région.
Il a souligné que les petits poissons de surface constituent une ressource stratégique pour la sécurité alimentaire et l’économie en Afrique de l’Ouest, tout en mettant en garde contre les défis croissants auxquels ils sont confrontés, notamment la pression de l’exploitation et les changements climatiques, ce qui nécessite de renforcer les mécanismes de gestion durable.
Il a précisé que la Mauritanie accorde une attention particulière à la gestion durable des ressources marines, conformément à la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à ancrer le concept d’«économie bleue durable », vision que le gouvernement de Son Excellence le Premier ministre, M. Mokhtar Ould Diay, s’efforce de concrétiser à travers des politiques scientifiques et réglementaires intégrées.
Il a souligné l’importance d’adopter une approche participative réunissant l’administration, les chercheurs et les professionnels, considérée comme le meilleur moyen d’élaborer des politiques efficaces et durables pour la gestion des ressources marines.
Pour sa part, le directeur général de l’Institut Mauritanien de Recherche océanographique et halieutique, M. Mohamed El Hafizh Ould Ejiwone, s’est dit fier que Nouakchott accueille cette rencontre régionale, soulignant que les défis actuels exigent davantage de coordination régionale et d’échanges d’expériences afin de protéger les ressources marines communes et d’en garantir la durabilité.
Il a souligné que la recherche scientifique reste le pilier fondamental de toute politique efficace en matière de gestion maritime, en passant en revue les efforts de l’Institut dans la réalisation d’études scientifiques, le suivi des stocks halieutiques et la fourniture de données techniques précises qui aident les autorités compétentes à prendre les décisions appropriées.
Pour sa part, le secrétaire permanent de la sous-commission régionale pour la pêche maritime, M. Qalahi Ibrahim, a indiqué que les petits poissons de surface constituent une ressource essentielle pour la sécurité alimentaire et économique de la région, mettant en garde contre les risques liés à la surpêche, à la pêche illégale et à la dégradation des écosystèmes.
De son côté, le directeur général du Centre national des Sciences marines de Guinée, M. Aboubacar Aminata Touré, a exprimé sa gratitude envers la Mauritanie et la Commission organisatrice pour avoir accueilli cette rencontre régionale, soulignant l’importance de l’atelier pour les pays de la région face aux défis communs auxquels est confronté le secteur de la pêche maritime.
Au programme de cet atelier de deux jours figurent des sessions scientifiques et techniques consacrées à la situation des petits poissons de surface et aux défis qui y sont liés, notamment les effets du changement climatique et les aspects environnementaux, économiques et sociaux connexes.
L’atelier aborde également les plans nationaux et les mécanismes de gestion adoptés dans les pays de la région.