Ministre de la Culture : Le festival des cités du patrimoine s’est distingué par le discours du Président évaluateur du disfonctionnement sociétal sans excès ni omission
Le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du Gouvernement, M. Mokhtar Ould Dahi, a supervisé, hier soir, en compagnie du wali de l’Adrar Hadady M’Paly Yatéra, la cérémonie de clôture des manifestation organisées dans la ville historique de Ouadane, au titre de la XXe du festival des cités du patrimoine.
«Je suis heureux et honoré d’exprimer mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à nos grands ancêtres, pour les sacrifices qu’ils ont consentis, les défis auxquels ils ont été confrontés, la foi et la volonté avec lesquelles ils se sont armés et fait preuve pour façonner l’histoire de notre nation et la fierté de nos générations, présentes aujourd’hui ici pour admirer certains de ses miracles”, a dit le ministre, exprimant ses vifs et sincères remerciements aux habitants de Ouadane, pour leur rôle remarquable joué dans le succès de cette édition des cités du patrimoine, soulignant l’accueil de Ouadane du triple ou quadruple de sa population, disant que tous les hôtes avaient été bien hébergés, bien servis et entourés de tous les soins.
«La civilisation est une entité majestueuse qui se hisse aux petits détails, un palais, un minaret, un livre, une épée et une habitation tissée par l’accumulation, de toutes les tailles de pierre, de paille, d’argile, d’encre, de papier et de fer, dont les piliers se complètent et les poids se répartissent à parts égales entre ses composantes, ceux qui l’ont vécue et façonnée», a-t-il ajouté.
«Lorsque nous exprimons notre reconnaissance à nos ancêtres, nous entendons tous nos ancêtres, tous ceux qui ont porté et taillé des pierres, dont les mains ont saigné à cause d’herbes sèches, les pieds pataugé dans la boue et les esprits se sont épuisés par l’ingénierie créative », a-t-il poursuivi, disant, nous les en remercions tous, par que les mauritaniens ont construit tous ces édifices, tant matériels que moraux et ont contribué à enrichir le patrimoine mondial par des contributions distinguées et significatives.
«Nous sommes reconnaissants au cultivateur qui a conquis la terre, construit les barrages, cultiver des oasis, creusé des puits et vaincu la dureté de la nature, pour assurer la survie de notre nation et nous faire parler de nous au sein des nations de patrimoines et de civilisations», a dit le ministre.
«Nous sommes reconnaissants à l’artisan qui nous a offert la tablette, l’arme, la hache et la faucille, qui a sculpté les meules et les selles, qui a pu offrir à notre nation tous ses besoins prioritaires, s’appuyant sur son intelligence, sa créativité et ses moyens simples pour sécuriser le génie de sa nation, équipant les chevaliers d’armes et les maisons de tous les outils de la vie », a ajouté Ould Dahi.
«Nous sommes reconnaissants aux bergers qui ont fait preuve d’endurance et de patience face aux défis pour assurer la survie de nos générations, à nos savants, Cheikhs et étudiants, à leurs familles pour leur dévouement à rechercher le savoir, l’écriture, la prédication et à appeler à la prière depuis les minarets, à faciliter la science et assurer la leçon sur les chaires, pour avoir placer nos civilisations dans le rang cote-à-côte de Samarra Pétra, Palmyre, Cordoue et Marrakech».
“Nous sommes reconnaissants envers nos mères patientes et tenaces, qui ont porté dans leurs entrailles, allaité et élevé, ont construit, cultiver et enseigner le savoir et la foi.”
Cette intégration a constitué la pierre angulaire la plus importante et la plus belle de l’édifice de l’histoire de notre nation et a joué un rôle indispensable pour l’exécution et la facilitation des autres rôles, a affirmé le ministre, exprimant sa gratitude pour l’intégration de ce grand héritage.
«Nous avons déployé tous les efforts et épuisé toutes les énergies pour que la dixième édition du Festival de cités du patrimoine soit la sève de tous les avantages des précedentes et un laboratoire pour corriger tous leurs disfonctionnements, puisque nous avons mobilisé toutes nos énergies humaines et matérielles et continué nuit et jour, réalisant à la fin toutefois, que nous sommes des êtres humains, et que notre effort est relatif et limité, que nous nous sommes également préparés dans une conjoncture absolument exceptionnelle, du fait que la pandémie du Covid-19 planait avec toutes ses menaces sur notre santé, notre économie et notre moral et sur le monde entier», a-t-il ajouté.
Je précise ici que cette édition s’est caractérisée par le discours du Président de la République, qui a évalué, le disfonctionnement sociétal sans excès ni omission, mettant en exergue une défaillance ayant fait l’objet de diverses corrections à travers le dictionnaire mauritanien, suivant des appellations et des concepts offensants pour la dignité humaine, a-t-il ajouté.
Le discours souligne que seul l’Etat national peut protéger contre toutes ces dérives et tous ces disfonctionnements et met aussi en garde, tout celui qui ose porter atteinte à la dignité des personnes et s’expose du coup à la fermeté de la loi, a-t-il ajouté.
Cette édition était également marquée par la mise en œuvre d’un programme de développement qui a dépassé les 3 milliards ouguiyas anciennes, exclusivement consacrés à des projets de développement satisfaisant aux doléances et priorités de la population et des élus, a dit le ministre, affirmant que grâce au festival des cités du patrimoine, le niveau de développement et des services de Ouadane a été l’un des meilleurs niveaux en cas d’espèce au niveau de toutes les moughataas du pays. .
«L’édition du festival des cités du patrimoine s’est distinguée par ailleurs, par la présence culturelle et artistique de toute la Mauritanie, quelles que soient les langues, races, couleurs, écoles et rayures, qu’ils soient invités des villes anciennes ou venus pour constater des avantages réalisés que leur sont réalisés.
L’édition s’est caractérisée aussi par une première heureuse de Son Excellence le Président de la République, ayant porté sur la distribution d’un montant de 36 millions ouguiyas anciennes à tous les participants à l’exposition des cités du patrimoine, a-t-il souligné.
Le Ministre de la Culture avait remis quelques prix au cours de cette soirée, dont le premier prix du concours du Saint Coran, d’une valeur de 1,2 million ouguiyas anciennes, est revenu à Sidi Ould Mohamed Salem de Ouadane, le prix du premier lauréat du concours de Siraa (biographie du Prophète), d’un million reçu par Sehla Chrive Hamahoullah de Tichit et du prix du premier lauréat dans le concours de poésie, d’un million remis à Mohameden Isselmou.
Le ministre a distribué aussi des trophées de valeurs financières appréciables au profit des équipes gagnantes du concours du tir à la cible.
La dernière soirée du festival des cités du patrimoine a vu par ailleurs la présentation de séquences du Medih Nebewi, de chansons, de lectures poétiques, de danses folkloriques et de pièces de théâtre, ayant traité certains sujets de dimension culturelle ou portant sur le développement.
Les activités de la soirée de clôture se sont déroulées en présence du Hakem de la moughataa de Ouadane, du maire de sa commune, de son député, du secrétaire général du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et des Relations avec le Parlement, d’un grand nombre d’intellectuels et de personnalités culturelles, de touristes étrangers, des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya et d’un grand rassemblement de citoyens.