La Mauritanie prend part à une réunion de la Coalition de Haute Ambition pour la nature et les peuples
La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Marieme Bekaye, a participé en tant que paneliste, à un évènement de haut niveau sur les opportunités d’action mondiale sur la nature et le climat, dans le cadre des activités de la Coalition de Haute Ambition pour la nature et les peuples (CHA), sous la présidence de Mme Bérangère Abba, secrétaire d’Etat à la Biodiversité de la France, dont le pays copréside avec le Costa Rica et le Royaume uni cette coalition.
Les intervenants ont abordé les dernières avancées scientifiques identifiant les écosystèmes naturels qui stockent des niveaux élevés de carbone, et qui sont susceptibles de générer des émissions dues aux activités humaines et sont hautement prioritaires pour la conservation et la restauration sur terre et dans les océans.
Cet événement a permis la mise en évidence des synergies entre biodiversité et climat, en démontrant notamment comment la protection de la biodiversité et l’objectif 30×30 visé d’ici 2030 par l’initiative de la Coalition Haute Ambition pour la biodiversité, peuvent contribuer à la fois à l’adaptation et à l’atténuation du changement climatique.
Il a été aussi l’occasion pour Mme Marieme Bekaye de mettre en évidence les actions nationales axées sur les enseignements tirés des approches intégrées sur la nature et le climat et les opportunités de lier les stratégies et plans nationaux, tels que les contributions déterminées au niveau national et les stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité. Elle a aussi présenté l’initiative africaine de la Grande Muraille Verte comme modèle pouvant répondre à la perte de la biodiversité et la crise climatique que connait la région saharo-sahélienne.
La ministre a conclu son intervention par un appel solennel, pour intensifier la sensibilisation de toutes les parties prenantes, notamment les secteurs de l’économie et des finances et au niveau des concerts internationaux tels que le G7 et le G20, aux fins d’une meilleure prise de conscience sur ces questions et agir ainsi rapidement.
Les panélistes ont abordé également l’action mondiale, y compris des réflexions sur les opportunités de conduire une approche intégrée pour atteindre les objectifs mondiaux pour la nature et le climat. Il existe un besoin urgent et de nombreuses opportunités de synergies dans l’adoption d’un nouveau cadre mondial pour la biodiversité et des engagements climatiques nationaux actualisés, ainsi que de décisions importantes sur le rôle des communautés locales et le financement à la fois pour la nature et le climat.
Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada a annoncé que son pays réservera désormais 20 % de ses dépenses publiques pour l’appui à des actions de protection de la biodiversité et l’action climatique.
Il s’est déroulé en présence de M Lee White, ministre des eaux, forêts, mers et environnement du Gabon, M Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Mme Andréa Meza, ministre de l’Environnement et de l’Energie du Costa Rica et Mme Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable de Madagascar.
Il convient de rappeler que la Mauritanie a adhéré au mois d’octobre dernier à cette coalition, qui regroupe plus soixante-dix Etats, dans le but d’œuvrer, avec la communauté internationale, en faveur d’une protection d’au moins 30 % des terres et des océans de la planète d’ici à 2030 («objectif 30×30»), la promotion de solutions fondées sur la nature au sein de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le soutien à l’adoption d’éléments clés du cadre mondial pour la biodiversité post-2020 lors de la COP15, en particulier la gestion efficace des zones protégées, l’augmentation des financements publics et privés pour assurer leur gestion à long terme et leur gouvernance locale, et des mécanismes de mise en œuvre efficaces pour mettre la nature sur la voie de la régénération d’ici à 2030.