Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, M. Mohamed Melainine Ould Eyih, a participé jeudi, à la conférence extraordinaire virtuelle des ministres de l’éducation des pays islamiques organisée par l’Organisation Islamique pour l’Education, la Science et la Culture (ISESCO).
La conférence a abordé plusieurs sujets, notamment comment faire face aux défis posés par la suspension des cours en raison de la pandémie du Covid-19, les moyens de sauver l’année scolaire en cours, la nécessité d’offrir une éducation alternative aux étudiants, compte tenu des mesures de précaution et en s’inspirant des expériences des États membres face à la pandémie.
Dans ce cadre, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle, M. Ahmed Deddah Mokhtar, a indiqué, dans un discours, au nom du ministre, que notre pays, en dépit des défis posés par la continuité de l’enseignement dans le contexte de la pandémie ; la faiblesse du contenu numérique et l’absence d’accès des élèves et étudiants au réseau internet, a accéléré le rythme pour profiter des bienfaits de l’enseignement numérique, et l’introduire dans notre système pédagogique, en partant des acquis de notre expérience précédente de télévision scolaire.
Il a relevé que les orientations du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani sur les dispositions préventives et la sage décision de fermer les écoles ont constitué le point de départ des mesures qui seront prises par la suite. C’est ainsi que le gouvernement a décidé de donner l’opportunité des candidats aux concours nationaux d’accéder aux contenus des programmes qui les concernent par la télévision scolaire et pris les mesures nécessaires pour fournir rapidement les contenus.
Le secrétaire général a passé en revue les dispositions prises, notamment la constitution d’un staff pédagogique et technique qui supervise l’opération, en plus de groupes de travail spécialisés, selon les matières et les niveaux, et du lancement de la plate- forme numérique ”Mon enseignement’’ qui offre aux élèves les cours par des procédés multiples.
Il a précisé que les versions numériques de la plupart des cours des matières principales pour la période restante de l’année scolaire sont disponibles et à la portée des élèves qui vont participer aux examens nationaux : ‘’brevet et baccalauréat’’.
M. Ahmed Deddah Mokhtar a expliqué que le ministère planche sur l’introduction de la dimension interactive dans la plate- forme pour englober des sections virtuelles et pour pallier les insuffisances dues à la pandémie du Covid-19.
Il a remercié la Banque Islamique de Développement qui a très tôt présenté l’appui à travers le projet qui vise appuyer la résilience de notre système pédagogique face à ce genre de catastrophes, en axant sur le développement des sciences et l’innovation, ce qui ne manquera pas d’avoir des retombées sur les performances des professeurs, des staffs d’encadrement mais aussi des élèves surtout ceux issues des franges vulnérables. Il a relevé également le soutien généreux de l’ISESCO au département de l’enseignement secondaire en matière d’acquisition d’équipements et de matériels nécessaire pour la numérisation des contenus et leur diffusion.
Les ministres des pays islamiques et les représentants des bailleurs de fonds ont souligné la nécessité de renforcer les efforts pour garantir l’enseignement à tous et valoriser les expériences réussies dans le domaine de la lutte contre le fléau, appelant à une coalition internationale pour l’enseignement.
L’ordre du jour de la conférence comporte la réhabilitation des organisations pédagogiques pour faire face aux défis et pour élaborer une vision prospective des établissements d’enseignement, en plus de l’uniformisation des programmes d’enseignement des pays islamiques.