Le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a coprésidé, mardi à partir de Nouakchott, à la vidéoconférence de Bruxelles réunissant les dirigeants des pays du G5 Sahel, les présidents malien, Ibrahim Boubacar Keita ; Burkinabé, Roch Marc Kaboré ; tchadien, Idriss Déby Itno et nigérien, Pr Issoufou Mahamadou avec le président du conseil européen, M. Charles Michel. L’objet de la rencontre était de discuter de l’appui de l’Union Européenne à l’Alliance du Sahel, et de l’annulation de la dette du Groupe au regard des nouveaux défis confrontés en particulier des répercussions négatives de la propagation du Coronavirus.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Joseph Borrell, ont participé à la réunion, en plus de la vice- secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina Mohammed, et du président de la commission de l’Union Africaine, M. Moussa Faki Mahamat.
Les échanges ont été axés sur le soutien de l’Union européenne à l’alliance pour le Sahel afin d’accélérer le rythme de la coopération entre les deux parties.
M. Charles Michel a expliqué les contours de la nouvelle contribution annoncée par l’Union européenne d’un montant de 138 millions d’euros pour le G5 Sahel, en juillet 2019 ,qui complète la première d’une valeur de 100 millions d’euros déjà versée au printemps 2018.
La nouvelle contribution sera supervisée par la société française Expertise France, qui sera chargée de l’achat de matériel militaire pour le compte de la force conjointe du G5 Sahel.
Les dirigeants des pays du Sahel ont exprimé l’importance que revêt l’accélération du lancement des projets de développement prévus dans le cadre du programme d’investissement prioritaire où sécurité et développement sont intimement liés.
Cette vidéoconférence est intervenue après l’annulation, du fait du coronavirus, de la tournée du président du conseil européen. Cette tournée devait le conduire, à la mi-mars, au Mali, au Burkina Faso, puis au Niger, en Mauritanie et au Tchad, afin d’y rencontrer les chefs d’Etat.
Pour la même raison, le sommet du 26 mars à Bruxelles sur la situation dans le Sahel a été annulé. Néanmoins, le 27 mars, l’Union européenne a émis le souhait de maintenir le lancement de la force européenne au Sahel, “Takuba”, qui devrait notamment permettre le déploiement dans la région de plus de 400 éléments des forces spéciales de dix pays européens.