L'AMI

Démarrage du projet médiation agropastorale en Mauritanie

Le lancement du projet ‘’ médiation agropastorale en Mauritanie’’ a fait l’objet, vendredi, d’un atelier, organisé conjointement par le ministère du développement rural et le centre du dialogue humanitaire à Genève.

La rencontre permettra la discussion et l’identification des activités prévues dans le cadre du projet qui s’étendra sur trois ans et interviendra dans les deux Hodhs et les zones frontalières.

Supervisant l’avènement, le secrétaire général du ministère du développement rural, M. Ahmedou Ould Bouh, a précisé que la zone sahélienne connait une situation sécuritaire multidimensionnelle ayant une influence considérable sur notre pays et a occasionné des crises pour les peuples de la région.

Il ajoute: parmi ces crises figurent les conflits sécuritaires, le sous-développement et les changements climatiques et leurs conséquences qui compromettent la paix sociale sans laquelle aucun développement ne pourra se réaliser.

M. Ahmedou Ould Bouh a, ensuite, souligné que les pouvoirs publics s’atèlent actuellement à l’exécution de toutes les stratégies de nature à préserver la paix, la cohérence et la cohésion sociale.

S’adressant aux médiateurs présents, le secrétaire général a réassuré quant à la prise en compte de leurs recommandations par les autorités compétentes pour y trancher.

Il a enfin précisé que le succès du projet médiation agropastorale au Sahel dépend du soutien consistant apporté par les partenaires financiers et techniques et la contribution des représentants de la société civile locale ainsi que leur sacrifice pour l’atteinte des ambitions légitimes et justes de nos peuples, tout en remerciant les partenaires au développement surtout l’UE, la Hollande et le Danemark pour le soutien qu’ils apportent aux pays membres du projet.

Par sa part, le représentant du dialogue humanitaire en Mauritanie, M. Ahmedou Ould Oureizeg, a précisé que la Mauritanie fait face, à l’instar des autres pays du sahel, à des situations d’urgence aux plans économique, social et sécuritaire, en plus des effets des changements climatiques et l’instabilité géopolitique internationale qui hypothèquent les populations agropastorales.

Quant à M. Philippe Le Clerc, de la délégation de l’UE à Nouakchott, il a précisé que les zones frontalières sont sensibles face aux différents agissements liées au terrorisme ce qui fait d’elles une priorité dans toutes les initiatives et les activités réalisées.

Il a ajouté que l’UE et ses pays membres apportent à la Mauritanie et les pays dans la réalisation des activités destinées à la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

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