Les travaux d’une session de formation sur le système des données géographiques dans le cadre du projet de gestion adaptée et des oasis dans les pays du Maghreb arabe ont débuté mercredi à Nouakchott.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé par le ministère du développement rural en collaboration avec l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a été l’occasion pour le secrétaire général du ministère du développement rural, M. Ahmedou Ould Bouh d’insister sur l’importance que revêt l’oasis maghrébin pour les peuples installés dans le désert, relevant les dangers à dimensions multiples auxquels fait face actuellement l’oasis et qui sont liés au changement des traditions sociales et aux conditions économiquesen milieu oasien.
Il a ajouté que le projet régional sur la gestion adaptée dans le cadre des activités duquel s’inscrit l’actuelle session a pour but essentiellement de d’appuyer les capacités institutionnelles et techniques des pays membres en ce qui concerne la collecte des informations, la gestion, le contrôle des systèmes oasiens et la vulgarisation des applications et des meilleures pratiques de gestion adaptée au système de l’environnement oasien et la sensibilisation des décideurs et des communautés locales sur l’importance des systèmes oasiens et la nécessité de les préserver et de les réhabiliter.
Pour sa part, la représentante de la FAO en Mauritanie, Mme Irina kouplevatskaya- Buttoud, a loué le rôle culturel et économique joué par les oasis dans l’amélioration des conditions de vie des populations des zones oasiennes dans les pays du Maghreb arabe, notamment les pays membres de ce projet régional.
Auparavant, M. SalahdineAbdDayem, coordinateur régional du projet avait présenté un exposé détaillé sur le projet dont le siège se trouve à Tunis.
Il a précisé que ce projet regroupe la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie et comprend trois composantes dont la première est relative à l’assistance aux pays membres pour la mise en place d’une plateforme de données géographiques sur les systèmes oasiens à travers l’action visant le renforcement des capacités des acteurs en matière de collecte des informations et l’échange de ces dernières dans le cadre d’une approche intégrée associant tous les acteurs et intervenants dans ces systèmes.
Il a ajouté que la deuxième composante s’intéresse à la définition et à la vulgarisation des bonnes pratiques dans la gestion des systèmes oasiens entre les pays concernés alors que la troisième composante est relative au plaidoyer en faveur des oasis au niveau national et international à travers la sensibilisation des acteurs, des populations et des décideurs pour la prisedes mesures de nature à développer ces systèmes.
Il a enfin indiqué que le projet qui s’étend sur trois ans est financé par le fonds mondial de l’environnement, les contributions des pays membres et de leurs partenaires.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur adjoint du développement des filières agricoles.