Démarrage à Nouakchott d’un atelier continental sur la réglementation du marché de transfert de fonds en Afrique
Les travaux d’un atelier continental sur la réglementation du marché de transfert de fonds en Afrique face aux questions émergentes ont débuté, mercredi, à Nouakchott, à l’initiative de la Banque Centrale de Mauritanie et Africain Institute for Remittances (AIR), appelé en français institut africain pour les envois des fonds.
Plusieurs pays africains prennent part à cette rencontre de trois jours et se penchent sur l’examen des questions liées notamment à la dérégulation du monopole bancaire, à travers les innovations technologiques, la crypto-monnaie, les problèmes des blanchiment des capitaux et financement du terrorisme et de coopération entre les autorités de contrôle.
Le programme de l’atelier permettra de répondre aux problématiques du cadre légal et règlementaire du marché de transfert des fonds en Afrique et de discuter des défis auxquels sont confrontés les régulateurs en ce qui concerne la proximité des services financiers, l’innovation et le développement rapide des marchés de transfert des fonds en Afrique, la gestion du risque de blanchiment des fonds.
Plusieurs sujets sont inscrits sur le programme de la rencontre dont figurent, notamment, l’apport de la technologie dans la transparence, la rapidité et la sécurisation des transactions, la maitrise des risques, accompagnement et encadrement de l’innovation technologique en matière de transfert de fonds, les objectifs de la communauté internationale relatifs aux transferts des fonds dans le cadre des ODD et le pacte mondial pour la migration.
Supervisant l’ouverture de la rencontre, le gouverneur adjoint de la Banque Centrale de Mauritanie, Monsieur Cheikh El Kebir Ould Moulaye Taher, a remercié l’AIR pour ses efforts dans l’assistance technique des pays africains pour améliorer la règlementation, la collecte des données liées aux envois des fonds mais également pour une meilleure retombée de ces envois dans les aspects socio-économiques de ces pays
Au sujet de la Mauritanie, le gouverneur adjoint a précisé que la BCM, consciente de tous ces enjeux et de l’importance des envois des mauritaniens résidents à l’étranger, a entamé une série de réformes comprenant la promulgation d’une nouvelle réglementation relative aux établissements de crédit avec de nouvelle création d’institutions financières appelées les établissements de paiements spécialisés dans le transfert de fonds et la monnaie électronique.
Il a enfin précisé que sa banque a également procédé à une vaste campagne visant à agréer et à superviser les structures informelles de transferts, le lancement de solution de paiement électronique, le parrainage de challenge Fintech pour encourager l’innovation technologique dans le secteur financier.
Pour sa part, M. Amadou Cissé, secrétaire exécutif de l’institut africain pour les envois des fonds, a remercié la BCM et les autorités mauritaniennes pour la qualité de l’accueil et pour les facilités accordées à l’organisation de l’atelier dont la ténue à Nouakchott après le sommet africain dénote de l’intérêt qu’accorde la Mauritanie à l’intégration africaine.
Il a ajouté que la rencontre a pour objectif d’améliorer le transfert des fonds et d’en faire un véritable levier de développement.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de l’association professionnelle des banques de Mauritanie et celui de l’association professionnelle de micro finance.