La création du G5 Sahel remonte au mois de février 2014, lorsque les dirigeants de la Mauritanie, du Tchad, du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont annoncé, au terme d’un sommet qui les a téunis à Nouakchott, la création du Groupe des pays 5 du Sahel (G5 Sahel) en vue de coordonner et de suivre la coopération régionale, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme dans la région où s’activent des groupes armés liés à El Qaida.
Partant de l’interdépendance existant entre sécurité et développement, les firigeants des 5 pays ont oeuvré pour la révision du système sécuritaire et opérer les changements nécessaires, dans le cadre des priorités visant à réaliser la sécurité et la paix dans ces pays, conscients du fait que le développement passe nécessairement à travers la sécurité.
Il a été décisé, dans ce cadre, d’élaborer un programme des priorités d’investissement et des projets structurels qui accorde la priorité à la sécurité et aux infrastructures de base (transport, énergie, communication et hydraulique), à la réactualisation démographique, à la sécuriré alimentaire et à l’économie pastorale.
Dans un discours prononcé au lendemain de l’ouverture du sommet de Nouakchott créant ce cadre réguinal, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a indiqué que ” les défis auxquels nous faisons face exigent en premier lieu, étant donné leur dimension transfrontalière, une forte solidarité entre nos pays. Aussi, devons-nous renforcer immédiatement nos politiques et notre coordination sécuritaire”.
Son Excellence a aussi estimé que ” la lutte contre le terrorisme et le crime organisé exige une vigilance continue et une action commune de longue haleine”, ajoutant que ” l’enracinement de la démocratie, le renforcement de l’Etat de Droit et la promotion de la bonne gouvernance restent, sans nul doute, la meilleure protection contre l’extrémisme”.
Le Groupe des 5 pays du Sahel répond fidèlement, grâce aux aspirations de ses grands fondateurs, aux attentes des peuples, tout comme il tradui effectivement les décisions des gouvernements et impulse en avant la coopération avec les partenaires internationaux.
Les pays du Groupe font face à de nombreux défis, à leur tête les problèmes sécuritaires, le trafic de drogue et d’êtres humains, même si les activités fes groupes armés et les crimes organisés transfrontaliers constituent encore le plus grand souci pour la région du Sahel.
Malgré les succès enregistés par certains pays, comme la Mauritanie, en matière de lutte contre le terrorisme, ce dernier reste encore le plus dangéreux défi auquel fait encore face la région du Sahel, danger appelé encore à s’aggraver, surtout que les groupes armés rechercheront de nouveaux refuges sûrs après les revers qu’ils ont subis dans d’autres pays.
Devant cette siruation, le G5 Sahel compte sur la coordination entre leurs organismes pour faire face à ces défis sécuritaires et éviter les dangers qui menacent certains de ses pays. Dans ce cadre, les chefs des Etats-majors des armées et les commandants des organismes sécuritaires dans les pays membres du Groupe ont décidé de dynamiser les mécanismes de coopération entre les pays membres et leurs partenaires dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et les crimes organisés transfrontaliers ainsi que l’adaptation de l’action du groupe aux exigeances de l’étape et aux évolutions successives dans ce domaine.
Aussi, les cinq pays du Groupe: la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso, ont décidé de former une force de 10 000 hommes pour sécuriser les frontières et lutter contre le terrorisme, notamment entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Elle se charge aussi de lutter contre le trafic de drogue et des êtres humains.
En plus de la coopération militaire, la réalisation de la sécurité alimentaire, le développement économique et l’offre d’opportunités d’emplois aux jeunes et autres constituent les principales priorités du groupe dont les membres oeuvrent sans relache pour renforcer la coordination entre eux et les partenaires internationaux et régionaux en vue d’améliorer les conditions des populations.