L'AMI

Atelier sur la convention internationale pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes

La capitale a abrité ce mardi les travaux d’un atelier national de soutien et de sensibilisation sur la convention internationale pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Cette manifestation, de deux jours, regroupe des participants des secteurs de la justice, de la sécurité nationale, de la promotion féminine et est consacrée à l’adoption de mécanisme de sensibilisation sur les dispositions de la convention en question.

Le secrétaire général du ministère chargé de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille, M. Moussa Gandéga a, dans un mot pour la circonstance, souligné lors de la cérémonie d’ouverture que "la Mauritanie a présenté son rapport initial en 2005 devant le comité des Nations Unies chargé de l’examen des rapports des Etats conformément à l’article 18 de la convention internationale pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes pour donner plein effet à sa mise en oeuvre".

Il a a mis l’accent sur la volonté du Président de la République d’oeuvrer davantage pour l’élimination de l’ensemble des obstacles à la valorisation du statut de la femme et à sa participation au processus de décision.

Cette volonté, poursuit-il, s’est traduite dans l’action du gouvernement par le renforcement des cadres institutionnels et juridiques ainsi que le développement de programmes et projets visant la réduction de la pauvreté dans les sphères féminines.

Elle s’est également concrétisée par la création d’un département ministériel chargé de la promotion féminine et par la décision d’accorder aux femmes une part égale à 20% dans toutes les échéances électorales.

Et de demander aux participants de faire des recommandations de nature à promouvoir un mécanisme législatif interne adapté aux dispositions de la convention.

Le représentant du Fnuap a, pour sa part, indiqué que la Mauritanie a émis dans un premier temps des réserves sur cette convention en raison de certains aspects non conformes à la Charia. Il a ajouté que cette rencontre vise à activer un certain nombre de textes et à en assurer le suivi pour les adapter aux spécificités de la société mauritanienne.

Rappelons que participent à cet atelier des magistrats, des commissaires de police, et des fonctionnaires de la promotion féminine.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs cadres du ministère chargé de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille.

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