Atelier de lancement de la préparation du rapport alternatif de la société civile sur les droits des enfants
Les travaux de l’atelier de lancement de la préparation du rapport de la société civile sur la mise en oeuvre des dispositions de la convention des droits de l’enfant ont démarré, dimanche, en début d’après-midi au centre de promotion féminine à Nouakchott.
Organisée par le ministère chargé de la promotion féminine, de la famille et de l’enfance, en collaboration avec l’association des enfants et de développement en Mauritanie et l’UNICEF, cette manifestation regroupe un certain nombre de représentants d’organisations non gouvernementales nationales intervenant dans le domaine de l’enfance.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, M. Moussa Gandega, secrétaire général du ministère chargé de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille a indiqué que la Mauritanie s’est résolument engagée, depuis 1991, "dans une nouvelle dynamique favorable à la promotion et à la protection des droits de l’enfant".
Il a ajouté que le pays a soumis en septembre 2007 au comité des droits de l’enfant son deuxième rapport périodique sur la mise en oeuvre de cette convention. Ce rapport, a-t-il précisé, tient compte des observations conclusives et des recommandation du comité relatifs au rapports initial du pays soumis en 2001 et retrace également les progrès accomplis sur les plans législatif, administratif, judiciaire ou autres destinés à assurer le développement, la survie et l’intérêt supérieur de l’enfant ainsi que les difficultés et les contraintes qu’il conviendrait de surmonter.
Il a souligné que les mesures prises dans ce cadre vont dans le sens d’une meilleure protection des droits de l’enfant, citant à titre d’exemple le code du statut personnel qui marque, a-t-il dit, un tournant essentiel dans la réorganisation des rapports sociaux, la loi sur la scolarité obligatoire et l’ordonnance portant protection pénale de l’enfant.
Il a relevé que la ratification par la Mauritanie de conventions relatives à l’âge minimum d’accès à l’emploi et aux pires formes de travail des enfants montre que les pouvoirs publics déploient, à tous les niveaux, des efforts nécessaires pour mettre fin à toute règle juridique ou sociale qui ralentit ou entrave le plein épanouissement de l’enfant dans un milieu familial harmonieux.
Le secrétaire général a en outre indiqué que la Mauritanie met en oeuvre d’importantes politiques et stratégies qui placent l’enfant dans leur centre d’intérêt pour lui assurer la survie, le développement, la protection et la participation requise.
Le représentant de l’association "les enfants et le développement en Mauritanie", M. Ali Ould Issa a indiqué que l’élaboration de ce rapport de la part des ONGs oeuvrant dans le domaine de la protection des enfants requiert des participants d’axer sur le professionnalisme, l’objectivité et la neutralité dans l’évaluation des différentes lois nationales et des stratégies gouvernementales liées à l’enfance à la lumière de la convention des droits de l’enfant.
Il a souligné que la finalité recherchée à travers ce rapport est d’évaluer les politiques gouvernementales de manière à protéger les enfants et à leur créer les conditions propices pour la promotion d’un climat favorable au développement des capacités des enfants et à les préparer à assumer des responsabilités.
Pour sa part, le représentant de l’Unicef en Mauritanie a relevé que cet atelier représente une étape importante dans le processus de concertation entre le plus grand nombre d’ONGs s’intéressant à l’enfance.
Il a ajouté que le rôle de la société civile est indispensable dans l’ancrage de la démocratie, une société civile qui est à la fois détentrice de droits et d’obligations, et qui s’assure que les droits sont discutés et respectés.
La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de la justice et d’un bon nombre de cadres du ministère de la promotion féminine, de l’enfance et de la famille.