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Les ministres de la jeunesse et de l’économie commentent les résultats du conseil des ministres

Les ministres de la jeunesse et des sports et de l’économie et des finances ont commenté jeudi après- midi les résultats du conseil des ministres.

Le ministre de la jeunesse et des sports, M. Mohamed Ould Jibril, a souligné que le conseil a examiné un certain nombre de projets de lois, de décrets et de communications dont le projet de loi portant loi de finance initiale du budget de l’Etat pour l’année 2018 et une communication portant sur la réforme de la gestion financière générale des établissements publics autonomes.

Pour sa part, le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Jiay a, dans son explication du projet de loi de finance initiale portant budget de l’Etat pour l’année 2018, précisé que les contours de cette loi ont été délimités au plan économique. C’est ainsi que l’économie mondiale influe sur la situation économique de chaque pays; par conséquent sur la croissance moyenne et sur les ressources créées par une économie donnée, relevant que l’économie mondiale cette année a montré que le pays se rétablit peu à peu après la crise et qu’il y a une amélioration des performances de l’économie au plan international et que l’année 2018 sera semblable à celle de 2017.

Il a ajouté que les prix des matières premières vont aller dans le même sens que celui de l’année écoulée avec une légère augmentation au niveau des hydrocarbures alors que l’on prévoit une stabilité des prix au niveau du secteur minier, notamment le fer sinon une légère diminution pour ce dernier. Les prévisions affichent également une stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017.

Le ministre a indiqué qu’il était prévu d’enregistrer en 2017 une croissance de 3,5% à 4%. Mais, notre économie, qui a connu en partie l’effet du retour de la croissance mondiale après le ralentissement de sa croissance en 2015 et 2016 sera touchée en 2018 par la fermeture du Champ pétrolier de Chinguitty qui a contribué pour plus de 2,5% l’année en cours, ce qui influera sur la croissance l’année prochaine.

M. Ould Jiay a relevé que le taux moyen de l’inflation cette année sera autour de 2,2 ou 2,5% alors que l’on s’attend l’année prochaine au même taux en moyenne. En outre, l’équilibre du compte courant et de la balance commerciale maintiendra son amélioration enregistrée ces dernières années, bien que la crise de 2014 ait influé sur la balance des paiements. C’est ainsi que le volume des exportations de fer était élevé; il en est de même des autres minerais et le déficit du compte courant a atteint les 29% en 2015 et a diminué en 2016 à 15% puis est tombé dans la fourchette (10 – 11%) cette année, taux prévu pour l’année prochaine également.

Il a relevé que cette situation économique prévue pour 2018 va conduire à estimer les ressources budgétaires à 527 milliards d’ouguiya soit une augmentation de 28 milliards par rapport à l’année précédente tandis que les dépenses évolueront pour atteindre en 2018 le seuil de 518 milliards 426 millions 394 mille d’ouguiya alors que les dépenses cette année (2017), suivant la loi de finances rectificative, seront de 487 milliards 336 millions 432 mille ouguiya soit une augmentation de 31 milliards d’UM, précisant que d’une manière générale, le budget sera équilibré à ce niveau avec un excédent de 8 milliards 651 millions d’UM.

« Le budget d’investissement financé sur fonds extérieurs, sera de 145 milliards d’ouguiyas environ soit une augmentation de 3 milliards, par rapport à la présente année ; traduisant ainsi la confiance dont jouit le pays auprès de ses partenaires ».

« La loi de finances, dit-il, est le mécanisme, qui assure la mise en œuvre de la politique du gouvernement, qui doit être au demeurant souple, face aux événements vécus par le pays, quelque soit leur nature ».

« Soucieux de l’intérêt général des citoyens, Son Excellence le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a donné des instructions au gouvernement et plus particulièrement aux départements concernés, portant sur l’évaluation des impacts consécutifs au déficit pluviométrique, enregistré cette année », a-t-il affirmé.

« Notre département a mobilisé un montant suffisant et pris les précautions nécessaires, pour parer à tout imprévu, en consacrant 41 milliards d’ouguiyas du budget 2018, au programme d’intervention rapide, soit une augmentation de 10 milliards pour cette même année, destinés à couvrir les besoins en aliment-bétail », a-t-il dit.

Le ministre a inscrit par ailleurs, la communication relative à la réforme budgétaire des établissements publics autonomes, dans le cadre de la poursuite des réformes, engagées l’année dernière, en particulier, pour ce qui concerne la gestion des organismes indépendants.

« La première partie de ces réformes a été réalisée, à travers deux procédures, dont la première porte sur la perception de tous les travailleurs de leurs salaires, à la fin de chaque mois et au même moment », a affirmé le ministre.

« Le nouveau système a été expérimenté dans 50 établissements dont les comptes au trésor ont été fermés. Ces établissements utilisent désormais le système Rachad courant, sans rencontrer aucun problème », a-t-il dit, rappelant le caractère imprécis et arbitraire des recettes qui prévalait chez ces institutions auparavant.

« Ce qui a conduit, après la fermeture de leurs comptes hors trésor, à diriger ces recettes vers le trésor », a dit le ministre, assurant que cette expérience sera étendue à un autre groupe d’établissements, principalement les agences telles que l’agence nationale de lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’insertion et de lutte contre la pauvreté “Tadamoun” et l’agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés et d’autres.

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