Atelier national sur le cadre “Sendai” pour limiter les effets des catastrophes naturelles en Mauritanie
Les travaux de l’atelier national sur le cadre “Sendai” pour limiter les effets des catastrophes naturelles en Mauritanie ont été ouverts mercredi à Nouakchott.
Organisé par le ministère de l’environnement et du développement durable avec la collaboration du bureau régional des Nations Unies en charge de limiter les effets des catastrophes naturelles dont le siège se trouve au Caire, cet atelier de deux jours, regroupe les départements ministériels concernés; les élus locaux; les représentants de la société civile en plus de chercheurs.
Il vise à améliorer les capacités de tous les acteurs nationaux pour mieux faire face aux risques de catastrophes naturelles à travers l’élaboration d’une stratégie nationale et d’un plan d’action tendant à limiter les risques liés à ce phénomène dans notre pays tant au niveau local que national.
Le secrétaire général du ministère de l’environnement et du développement durable a souligné lors de l’ouverture de l’atelier que notre pays a très tôt collaboré avec le PNUD afin d’élaborer un plan d’action national pour la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. Tout comme il a renforcé les capacités à tous les niveaux local, régional et national, attirant l’attention sur le fait que la Mauritanie a vécu ces dernières décennies des changements majeurs qui ont pris les formes de sécheresse, inondations et invasion du criquet pèlerin en plus de l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles avec y compris l’influence néfaste de l’action de l’Homme sur son milieu environnemental.
Le gouvernement a, sur instructions du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, dit-il, élaboré et exploité de nombreux programmes de développement dans différentes régions du pays notamment dans les zones enclavées afin d’offrir des conditions propices à une vie digne des populations et atténuer les effets de la pauvreté.
Le secrétaire général a passé en revue les objectifs du programme spécial de la ville de Nouakchott qui a été lancé en 2010 et ses objectifs ainsi que ses composantes qui ont trait à la réhabilitation du cordon dunaire de protection de la ville face au relèvement du niveau de la mer et les mesures administratives et autres réformes entreprises dans le domaine de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire pour arrêter l’urbanisation anarchique et interdire l’habitat dans les zones inondées ou susceptibles de l’être.
Pour sa part, le représentant du bureau régional de l’ONU a indiqué que son institution a lancé en 2010, concomitamment avec l’urbanisation galopante dans le monde, une campagne afin de permettre aux villes de faire face aux catastrophes, campagne à laquelle se sont jointes plus de 300 villes; municipalités et régions de la zone arabe.
La commune de Tevragh Zeina en Mauritanie, dit-il, est parmi les premières qui a rejoint cette campagne et qui a réussi dans la mise en oeuvre de plusieurs actions tendant à limiter les risques de calamités naturelles, louant les efforts du maire de cette commune qui constitue un des promoteurs de cette campagne internationale pour limiter les risques liés aux catastrophes naturelles.
Le représentant du bureau régional onusien a précisé que le cadre “Sendai” vise empêcher les risques d’avènement de catastrophes naturelles à travers la mise en oeuvre d’un ensemble d’actions intégrées globales: économiques, sociales, sanitaires, juridiques et culturelles qui sont censées éviter l’avènement de catastrophes ou à tout le moins de faire en sorte que l’on soit suffisamment préparés pour y faire face.
Il a noté que plus de 57% des populations de la région arabe vivent dans de grandes villes et de petites communes et que 80% de l’ensemble des habitants vivent dans des zones urbaines, ce qui influe négativement sur les capacités des gouvernants locaux et augmente les effets des catastrophes sur ces zones.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des ministères de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire et des pêches et de l’économie maritime; du président du Croissant Rouge Mauritanien et de plusieurs autres personnalités.