L'AMI

Atelier sur le suivi de la campagne agricole par le biais des données météorologiques

L’atelier national, organisé par le ministère de l’agriculture et de l’élevage, en collaboration avec l’office national de la météorologie, le centre régional de vulgarisation agricole et la coopération italienne, a abordé la question du recours aux données météorologiques dans le suivi de la campagne agricole, dans le cadre du projet de suivi de la vulnérabilité climatique au Sahel.

Cet atelier dont les travaux ont débuté aujourd’hui, lundi, à l’hôtel Monotel "Tfeïla" vise à mettre en exergue le rôle des services techniques dans la prévision des catastrophes dues aux perturbations climatologiques et le suivi des campagnes agricoles et ce grâce aux instruments et méthodologies que le Centre régional de vulgarisation agricole met à la disposition des Etats membres du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). La rencontre doit permettre à ces pays d’obtenir des informations plus précises, et en temps opportun, que celles dont ils disposent actuellement.

Ouvrant les travaux de cet atelier, le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage, M. Mohamed El Moustapha Ould Abdi, a indiqué que la réunion s’ouvre au moment où les pouvoirs publics cherchent à limiter les impacts négatifs des changements climatiques sur la campagne agricole, notamment ceux liés aux précipitations pluviométriques, aux crues et aux inondations.

Il a ajouté que les moyens et les mesures de suivi de la situation alimentaire sont des préoccupations permanentes des Etats du Sahel depuis l’apparition de la sécheresse au début des années 70.

Il a indiqué que le "projet de suivi de la vulnérabilité du milieu naturel au Sahel" constitue une étape complémentaire des mesures prises par les Etats du CILSS pour lutter contre ce phénomène. Il a cité, à ce sujet, des actions comme l’alerte précoce et la prévision de la production agricole pour prévenir les catastrophes alimentaires et mieux gérer les ressources naturelles.

Dans son intervention, le directeur général du centre national de prévision météorologique, M. Mohamed El Béchir Ould Mohamed Laghdaf, a passé en revue les principales étapes de la prévision météorologique en Mauritanie, évoquant, à ce sujet, les premières stations de Nouakchott, de Boutilimit et de Rosso qui ont vu le jour dans les années 60. Par la suite, ajoute-t-il, d’autres stations ont été créées dans d’autres régions du pays avant l’apparition de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna) qui a pris la relève.

M. Mohamed El Béchir Ould Mohamed Leghdaf a par la suite évoqué la création, en 2004, de la cellule nationale de météorologie dont l’incapacité de jouer son rôle a conduit les pouvoirs publics à mettre en place l’Office national de météorologie, établissement à caractère administratif qui jouit d’une autonomie de gestion et auquel est confiée la mission de suivi de la météorologie et des prévisions agricoles.

Dans ce cadre, le directeur général de l’Office national de la Météorologie a indiqué qu’une stratégie avait été mise en 2004-2006 pour renforcer les capacités des stations régionales existantes et la création d’une nouvelle à Sélibaby et de stations maritimes à Nouadhibou et au sud de Nouakchott avant mars prochain.

Quant à l’ingénieur Andréa Di Fechia, il a évoqué, dans un mot prononcé, au nom du directeur du bureau de coopération italien basé à Dakar, les domaines d’interventions du projet de suivi de la vulnérabilité climatique dans les pays du Sahel, précisant que l’augmentation de la production agricole reste la priorité de la coopération italienne. Il a ajouté que la création de l’Office national de la Météorologie constitue un défi pour la Mauritanie pour le suivi des procédures de productions, émettant l’espoir de voir les apports du projet conservés et être bénéfiques pour le développement durable dans les pays du Sahel.

Dans le mot qu’il a prononcé, au nom du directeur du centre régional pour la prévision météorologique, M. Hawton Félix, a indiqué que son organisation loue les efforts du gouvernement mauritanien pour relever le défi et créer les conditions d’une coordination au niveau international.

Quant à M. Koné Ibrahima, représentant le directeur général d’AGRIMET, il a indiqué que la garantie de l’autosuffisance alimentaire pour les habitants du Sahel passe par la maîtrise des informations et des données météorologiques

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More