Début des rencontres périodiques entre la Mauritanie et le Sénégal pour la préparation de la Tabaski 2016
Les travaux des rencontres périodiques entre notre pays et le Sénégal pour la préparation de l’opération d’exportation des petits ruminants pour la fête de Tabaski 2016 vers les marchés sénégalais ont débuté mercredi à la chambre mauritanienne de commerce, d’industrie et d’agriculture à Nouakchott.
Les rencontres visent à prendre les mesures nécessaires à l’approvisionnement des marchés du Sénégal en petits ruminants dans de bonnes conditions.
La ministre de l’élevage, Mme Vatma Vall Mint Soueinae a souligné, dans un discours prononcé pour la circonstance, que la visite de la ministre sénégalaise de l’élevage et des productions animales rentre dans le cadre des rencontres périodiques de concertation dans l’optique du renforcement des relations fraternelles entre les deux pays, suivant les orientations et les directives éclairées et basées sur le leadership et la parfaite convergence des vues des deux Chefs d’état, Leurs Excellences Messieurs Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie et Macky Sall, Président de la République du Sénégal, qui ont instauré un acte profond et cordial de solidarité à même d’assurer durablement l’amélioration des conditions de vie et la sécurité alimentaire des deux collectivités unies par l’histoire et la géographie, a-t-elle dit.
Elle a par la suite ajouté que les deux départements respectifs ont pour mission, à travers les différents accords de coopération, de consolider les efforts entrepris par les deux gouvernements à travers une vision stratégique visant l’amélioration, de façon significative, de la qualité de vie des populations à travers la création d’une croissance soutenue, une meilleure gouvernance des actions communes et l’implication de toutes les parties prenantes.
Elle a noté qu’au niveau “de la composante Mauritanie de notre programme commun, le Programme Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS), nous engageons l’identification pour l’implantation future de marchés de bétail au niveau des frontières ce qui facilitera à l’avenir les transactions commerciales sous l’égide des opérateurs économiques”, ajoutant que ceci servirait certainement de point de départ de l’intention émise dans le cadre de la grande commission mixte de créer un forum de concertation des opérateurs économiques.
Pour sa part, la ministre sénégalaise de l’élevage et des productions animales, Mme Aminta Beng N’Diaye a loué les liens historiques et culturels qui unissent les deux pays, liens qui se manifestent, a-t-elle dit, par les relations séculaires d’échanges qu’ils entretiennent dans tous les domines, ajoutant que la transhumance et la commercialisation des moutons lors de la fête de l’Aid El Kebir en sont une parfaite illustration.
Elle a rappelé que, dans le secteur de l’élevage, les deux pays ont signé deux accords de coopération : un accord sur la transhumance signé en 2006 et un accord dans le domaine de la santé animale, de la santé publique vétérinaire et des productions animales en 2013.
La ministre sénégalaise a rappelé que lors de la réunion du comité paritaire de Saint-Louis en avril 2014 d’importantes recommandations ont été formulées pour une bonne gestion de la transhumance, précisant que la réunion du comité paritaire de suivi de la transhumance qui s’est tenue à Nouakchott en Mai 2015 a permis d’arrêter un certain nombre de décisions pour parvenir à une gestion optimale de la transhumance entre nos deux pays.
Ainsi, a-t-elle poursuivi, le comité ad hoc chargé de procéder au recensement du cheptel transhumant a déjà fait le travail au Sénégal au mois de juillet 2015 pour ce qui est des troupeaux transhumants mauritaniens.
Elle a ajouté que dans l’agenda, il était prévu une mission de recensement des troupeaux transhumants sénégalais en Mauritanie, la réunion des walis et gouverneurs à Matam et la réunion du comité paritaire au Sénégal.
La ministre sénégalaise a noté que pour l’année 2016, la demande globale pour satisfaire les besoins du marché sénégalais, à l’occasion de la fête de Tabaski est évaluée à 750 000 moutons dont 260 000 têtes pour la région de Dakar. Cette demande sera en partie couverte, a-t-elle dit, par les importations à partir de la Mauritanie et du Mali.
Ainsi, le gouvernement sénégalais a reconduit, a-t-elle dit, les mesures de facilitation pour le convoyage des animaux et le séjour des opérateurs, jugées globalement satisfaisantes.
Auparavant, le président de la chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie, M. Mohamedou Ould Mohamed Mahmoud s’était félicité des relations solides existant entre les deux pays au fil des temps.
Les techniciens des deux pays et les opérateurs économiques mauritaniens ainsi que les organisations des éleveurs avaient examiné l’ordre du jour de la réunion qui axe essentiellement sur la définition des moyens susceptibles d’assurer la réussite de l’opération d’importation des moutons de sacrifice au profit du Sénégal et d’autres sujets de nature à consolider la coopération bilatérale et à servir la transhumance transfrontalière entre les deux pays.
Les moutons devant être exportés de la Mauritanie vers le Sénégal à l’occasion de la prochaine fête de Tabaski sont estimés à 350 000 têtes.
La cérémonie d’ouverture des rencontres qui durent trois jours s’est déroulée en présence de la ministre de la jeunesse et des sports, Mme Coumba Ba, ministre par intérim du commerce, de l’industrie et du tourisme, de M. Sidamine Ould Ahmed Challa, conseiller du Premier ministre, du secrétaire général du ministère de l’élevage, Dr Fall Moctar, des walis de Nouakchott Ouest, du Trarza et du Gouverneur de Saint Louis, de la présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott, de l’ambassadeur de Mauritanie au Sénégal, de l’ambassadeur du Sénégal en Mauritanie et de cadres des ministères de l’élevage dans les deux pays.