Le ministre des pêches, M. Assane Soumaré a regagné la capitale ce jeudi en provenance de Bruxelles. Le voyage du ministre dans la capitale belge s’inscrit dans le cadre des négociations avec la Commission Européenne en vue de la révision du protocole d’application de l’accord de partenariat RIM – UE, protocole qui arrive à expiration en juillet 2008.
"Ces négociations, poursuit M. Assane Soumaré, se passent dans un contexte où les navires communautaires n’ont pas exercé l’effort de pêche à la hauteur des quota par pêcherie de l’accord et où certaines voix européennes s’élèvent pour demander la dénonciation pure et simple de l’accord".
"Pour la Mauritanie, affirme le ministre, ces négociations coïncident avec la tenue récente des Etats Généraux du secteur qui recommandent une plus grande intégration à l’économie nationale, la réduction de l’effort de pêche sur les ressources de fond surexploitées, telles que le poulpe et la création de conditions favorables à l’investissement privé.
"Les négociations se déroulent également, ajoute -t- il, dans un contexte où la Mauritanie a besoin d’une certaine stabilité budgétaire alors que les ressources provenant du secteur des pêches rapportent 25 % des recettes budgétaires (plus de 90% de ces 25 % proviennent des accords de pêche RIM – UE".
La visite du ministre à Bruxelles a permis, en outre, de signer un mémorandum d’accord fixant les conditions et les paramètres pour les négociations devant se dérouler au sein de la commission mixte prévue en février 2008.
Ce mémorandum, dit le ministre, a fixé un cadre et des paramètres qui garantissent à la Mauritanie de bénéficier du juste prix de ses produits tout en réduisant l’effort de pêche des bateaux européens. Il prend en compte aussi la nécessité d’un appui fort au développement du secteur à travers le financement d’actions ciblées découlant de la stratégie pour qu’au bout de 4 ans on n’ait plus besoin de recourir à ce type d’accord.
Par ailleurs, le mémorandum sur le cadre de négociation assure que le futur protocole, qui sera issu de la commission mixte, donne une certaine stabilité budgétaire sur les 4 prochaines années.