Le président de la République prend part à la VIIIème session du Sommet du mécanisme africain d’évaluation par les pairs
Les travaux de la huitième session du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement membres du mécanisme africain d’évaluation par les pairs ont débuté aujourd’hui mercredi, en marge du Xème Sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba (Ethiopie) en présence du président de la République, M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
A cette occasion, le président de la République a signé un protocole d’accord consacrant l’entrée de la Mauritanie dans cette structure qui regroupe plus de 30 Etats africains qui ont réalisé des avancées considérables dans le domaine de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Au cours de cette session, le chef du gouvernement éthiopien, M. Meles Zinawi, président en exercice de l’organisation, a prononcé un discours dans lequel il a passé en revue les principales réalisations accomplies durant son mandat par le mécanisme africain d’évaluation par les pairs, précisant son rôle dans l’ancrage de la démocratie et de la bonne gouvernance dans le continent.
Dans son intervention, le président algérien, Abdel Aziz Bouteflika a salué l’expérience démocratique de la Mauritanie disant, à ce sujet, "Je ne puis commencer mon discours sans féliciter au préalable le Président de la République Islamique de Mauritanie, mon frère et ami, M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi pour l’adhésion de son pays à ce mécanisme (…).
Il a précisé que cette adhésion "témoigne de la volonté de la Mauritanie de poursuivre sa voie sur l’instauration d’un Etat de droit, de justice, de démocratie et de développement". L’adhésion à ce mécanisme, qui a été créé parallèlement à la la naissance de l’Union africaine, est volontaire.
Dès l’adhésion d’un nouvel Etat, le mécanisme africain d’évaluation par les pairs met en place un groupe spécialisé chargé de vérifier et d’évaluer les progrès réalisés par le nouveau membre dans le domaine de la démocratie, des droits de l’homme et du respect des principes de bonne gouvernance.
Ce groupe entre en contact avec les organisations de la société civile et les partis politiques dans ce pays pour évaluer le degré d’adhésion du nouveau membre aux principes et objectifs de la structure.
Le groupe prépare alors un rapport sur les résultats de sa mission qu’il transmet au gouvernement de l’Etat membre pour émettre ses observations avant la préparation d’un rapport final qui sera soumis au Sommet de l’Instrument pour approbation et exécution des recommandations qu’il propose.