L'AMI

“De déficitaire en énergie la Mauritanie est passée en 6 ans à une situation excédentaire Déclare le ministre de l’énergie

L’Assemblée nationale a consacré sa séance plénière d’hier, mercredi tenue sous la présidence du député Lemrabott Ould Bennahi à écouter les réponses du ministre du pétrole de l’énergie et des mines, M. Mohamed Salem Ould Béchir à une question orale adressée par la députée Hind Mint Mohamed Lemine.

Dans sa question, la députée a relevé les délestages chroniques au niveau de la capitale et les préjudices qu’ils causent aux citoyens, relevant que ces délestages ont coincidé avec la fin de l’année scolaire et la préparation des examens de passage et concours nationaux. C’est dire le tord porté aux étudiants et aux élèves en cette période cruciale de révisions.

Elle a demandé au ministre de présenter le plan à travers lequel son département compte transcender ces insuffisances constatées dans le fonctionnement de la Somelec dans un contexte d’augmentation de la production d’énergie.

La député a également demandé au ministre de faire part des efforts du département en matière d’application du principe de la transparence et de la lutte contre la gabegie administrative et financière au sein de la société.

Mme Hind Mint Mohamed Lemine a trouvé curieux qu’en dépit de l’augmentation de la production d’énergie à l’intérieur et de la baisse sensible des prix des hydrocarbures dans le monde, les factures Somelec n’ont pas bougé d’un iota surtout que les énergies alternatives au coût relativement bas font partie de l’énergie ainsi produite.

Répondant à la député, le ministre a déclaré:

“Il m’est agréable de me retrouver devant vous ce jour pour répondre à la question orale que m’a adressée l’Honorable Députée Hind Mint MOHAMED LEMINE, au sujet des coupures d’électricité et de la gouvernance de la SOMELEC.

J’espère que l’occasion qui m’est donnée de m’exprimer à partir de cette auguste tribune permettra d’éclairer le citoyen mauritanien sur ce secteur en pleine mutation, sur les actions réalisées, celles en cours d’exécution et celles qui restent à réaliser et que les réponses qui vous seront fournies répondront pleinement à vos attentes.

Honorables Députés

Le Chef de l’Etat n’a cessé d’accorder, depuis son élection en 2009, un intérêt particulier à la restructuration et au développement du secteur de l’ électricité. L’action gouvernementale a, dans un premier temps, consisté en l’élaboration d’une vision stratégique à long terme.

1. Réalisations 2009- 2015 et perspectives de développement

C’est ainsi qu’un Schéma Directeur de Production Transport à l’horizon 2030 a été adopté en 2012. Ce dernier a permis, en particulier, de définir des objectifs clairs en matière d’accès à l’électricité. La vision stratégique qui en découle s’articule autour des quatre axes suivants:

Axe 1: augmenter les capacités de production à partir des ressources locales, principalement l’hydroélectricité et le gaz naturel;

Axe 2: développer le réseau de transmission et l’interconnexion avec les pays limitrophes;

Axe 3: améliorer la part des Energies Renouvelables dans le mix énergétique;

Axe 4 : mettre en place des solutions d’êleetriflcation décentralisées pour les zones

isolées.

En outre, pour tenir compte du fort potentiel en énergies renouvelables, principalement le solaire et l’éolien, dont bénéficie le pays, une stratégie spécifique de promotion des énergies renouvelables a été élaborée en 2014, avec l’appui des partenaires au développement (IRENA, PNUD).

Ainsi le portefeuille d’études stratégiques qui a servi de base au programme réalisé ou en cours d’exécution est le suivant:

(i)- Schéma directeur de Production et Transport ;

(ii)- Stratégie de développement des énergies renouvelables;

(iii)- Etude de stabilité du réseau;

(iv)- Etude d’intégration au réseau des énergies renouvelables;

(v)- Etude tarifaire sur le périmètre de la SOMELEC ;

(vi)- Etude des mécanismes de subvention.

? Un ambitieux programme a ainsi été élaboré afin de mettre, à terme, à la disposition des ménages et des opérateurs économiques une électricité fiable, sécurisée et à moindre coût.

La mise en oeuvre du programme de développement des capacités de production a visé principalement la couverture des besoins du pays dans les plus courts délais, afin de mettre fin aux délestages et d’offrir aux ménages et aux opérateurs économiques une énergie fiable.

Ainsi les capacités de production ont été grandement renforcées ces dernières années, à travers la mise en service des infrastructures suivantes:

(i)- la centrale d’Arafat II de 10,5 MW en 2010

(ii)- la centrale du Wharf de 36 MW en 2012 ;

(iii)- la Centrale Solaire PV Cheikh Zayed de 15 MW en 2013 ;

(iv)- l’extension de 22 MW de la centrale de Nouadhibou en 2013 ;

(v)- le renforcement à hauteur de 29 MW des centrales de l’intérieur du pays sur la période 2009-2014;

(vi)- la centrale hydroélectrique de Félou en 2013 et dont la quote-part de la Mauritanie est de 18 MW ;

(vii)- la centrale éolienne de Nouakchott de 30 MW mise en service en 2015

(viii)- la centrale duale de Nouakchott Nord de 180 MW mise en service en 2015 et 2016.

Enfin, des efforts importants ont également été consentis en milieu rural, avec la construction de 28 ‘petites centrales’, dont 10 centrales hybrides diesel, solaires et éoliennes, et 50 plateformes multifonctionnelles alimentées par énergie solaire.

Ce sont ainsi près de 360 MW de capacités additionnelles qui ont été installées au cours de la période 2009/2015. Ces réalisations seront très prochainement consolidées avec:

(i)- le développement du projet Banda de production d’électricité à partir du gaz, qui vise à terme l’installation de plus de 700 MW ;

(ii)- la réalisation de centrales hybrides judicieusement positionnées de façon à alimenter, à travers des lignes moyenne tension, les localités situées dans un rayon de 120 km. Dans ce cadre, les projets suivants sont notamment prévus:

a. le projet Dhar de construction de deux centrales hybrides, l’une à Néma (0,8 MW PV / 4 MW Thermique) et l’autre à Ade! Bagrou (0,5 MW PV / 1,5 MW Thermique) et plus de 600 km de lignes 33 kV ;

b. le projet de construction de la centrale hybride de Kiffa (l,3 MW PV / 5 MW Thermique) et la réalisation d’une ligne moyenne tension 33 kV longue d’environ 60 km qui permettra d’alimenter la ville de Guerou et les localités situées sur le tracé;

c. l’hybridation de sept villes dont la production est aujourd’hui totalement d’origine thermique (Atar, Aioun, Aleg, Boutilimit, Akjoujt, Chami et Boulanouar) via des parcs solaires photovoltaïques afin d’augmenter l’offre et réduire le coût de production;

d. le projet Aftout Echarghi d’électrification de ladite zone qui comporte la construction d’une centrale hybride et la réalisation de 270 km de lignes MT.

(iii)- l’exécution d’un programme de ‘petites centrales’ hybrides et de plateformes multifonctionnelles ciblant les petites localités situées dans des zones excentrées par rapport aux réseaux isolés ou interconnectés.

Honorables Députés

La Mauritanie est ainsi passée en moins de six ans d’une situation déficitaire à une situation excédentaire, au point de devenir un acteur énergétique sous-régional.

Ces réalisations reflètent le fort engagement de Son Excellence Monsieur le Président de la République pour valoriser les ressources énergétiques nationales et diversifier le mix énergétique du pays, dans lequel les énergies renouvelables représenteront à l’horizon 2020 plus de 40 des capacités installées.

En effet, notre pays a l’avantage de disposer d’un important potentiel en énergies renouvelables avec la présence d’excellents gisements le long du littoral, d’une irradiation solaire élevée sur tout le territoire (de l’ordre de 2200 kWh/m2/an) et d’importantes ressources en biomasse.

Conscientes de ce potentiel totalement inexploité il y’a seulement quelques années, les Autorités mettent en oeuvre un programme ambitieux de construction d’infrastructures d’énergies renouvelables. Outre les projets hybrides déjà cités, les principales infrastructures prévues à court et moyen termes comportent:

(i)- une nouvelle centrale solaire photovoltaïque de 30 MW à Nouakchott dont l’appel d’offres des travaux est en cours d’évaluation/adjudication;

(ii)- la centrale hydroélectrique de Gouina dont l’entrée en service est prévue en 2019 avec une quote-part de la Mauritanie de 42 MW;

(iii)- un parc éolien de 100 MW à Boulenouar dont l’appel d’offres des travaux sera lancé incessamment et l’entrée en service prévue en 2019.

1.2. Segment ” Distribution”

Les actions menées au niveau de la Distribution de l’électricité ont porté sur le renforcement et le développement des réseaux électriques afin d’assurer une couverture optimale des centres urbains nationaux.

Les importantes infrastructures réalisées en moins de six ans ont permis d’accroître de plus de 124% les linéaires des réseaux moyenne et basse tension et de multiplier par deux le nombre d’abonnés raccordés aux seuls réseaux électriques de la SOMELEC, pour atteindre près de 220 000 abonnés en 2016.

Ce sont ainsi 1 500 km de lignes basse tension et 750 km de lignes moyenne tension qui ont été construites et 115 nouvelles localités qui ont été électrifiées sur la période 2009-2015.

Les programmes d’extension de réseaux réalisés ont ainsi concerné les villes de Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Néma, Aioun, Tidjikja, Atar, Chami, Tintane, Boghé, Tiguent.

Au cours des derniers mois, de nouvelles extensions de réseaux ont été soit achevées soit lancées au niveau des localités de Djigueni, Ntakat, Kankossa et Kaédi. Ce programme est appelé à se poursuivre, au cours des prochaines années, pour toucher l’ensemble des localités du pays.

La mise en oeuvre du programme de développement des capacités de production a visé principalement la couverture des besoins du pays dans les plus courts délais, afin de mettre fin aux délestages et d’offrir aux ménages et aux opérateurs économiques une énergie fiable.

Ainsi les capacités de production ont été grandement renforcées ces dernières années, à travers la mise en service des infrastructures suivantes:

(i)- la centrale d’Arafat II de 10,5 MW en 2010

(ii)- la centrale du Wharf de 36 MW en 2012 ;

(iii)- la Centrale Solaire PV Cheikh Zayed de 15 MW en 2013 ;

(iv)- l’extension de 22 MW de la centrale de Nouadhibou en 2013 ;

(v)- le renforcement à hauteur de 29 MW des centrales de l’intérieur du pays sur la période 2009-2014;

(vi)- la centrale hydroélectrique de Félou en 2013 et dont la quote-part de la Mauritanie est de 18 MW ;

(vii)- la centrale éolienne de Nouakchott de 30 MW mise en service en 2015

(viii)- la centrale duale de Nouakchott Nord de 180 MW mise en service en 2015 et 2016.

Enfin, des efforts importants ont également été consentis en milieu rural, avec la construction de 28 ‘petites centrales’, dont 10 centrales hybrides diesel, solaires et éoliennes, et 50 plateformes multifonctionnelles alimentées par énergie solaire.

Ce sont ainsi près de 360 MW de capacités additionnelles qui ont été installées au cours de la période 2009/2015. Ces réalisations seront très prochainement consolidées avec:

(i)- le développement du projet Banda de production d’électricité à partir du gaz, qui vise à terme l’installation de plus de 700 MW ;

(ii)- la réalisation de centrales hybrides judicieusement positionnées de façon à alimenter, à travers des lignes moyenne tension, les localités situées dans un rayon de 120 km. Dans ce cadre, les projets suivants sont notamment prévus:

a. le projet Dhar de construction de deux centrales hybrides, l’une à Néma (0,8 MW PV / 4 MW Thermique) et l’autre à Ade! Bagrou (0,5 MW PV / 1,5 MW Thermique) et plus de 600 km de lignes 33 kV ;

b. le projet de construction de la centrale hybride de Kiffa (l,3 MW PV / 5 MW Thermique) et la réalisation d’une ligne moyenne tension 33 kV longue d’environ 60 km qui permettra d’alimenter la ville de Guerou et les localités situées sur le tracé;

c. l’hybridation de sept villes dont la production est aujourd’hui totalement d’origine thermique (Atar, Aioun, Aleg, Boutilimit, Akjoujt, Chami et Boulanouar) via des parcs solaires photovoltaïques afin d’augmenter l’offre et réduire le coût de production;

d. le projet Aftout Echarghi d’électrification de ladite zone qui comporte la construction d’une centrale hybride et la réalisation de 270 km de lignes MT.

(iii)- l’exécution d’un programme de ‘petites centrales’ hybrides et de plateformes multifonctionnelles ciblant les petites localités situées dans des zones excentrées par rapport aux réseaux isolés ou interconnectés.

Honorables Députés

La Mauritanie est ainsi passée en moins de six ans d’une situation déficitaire à une situation excédentaire, au point de devenir un acteur énergétique sous-régional.

Ces réalisations reflètent le fort engagement de Son Excellence Monsieur le Président de la République pour valoriser les ressources énergétiques nationales et diversifier le mix énergétique du pays, dans lequel les énergies renouvelables représenteront à l’horizon 2020 plus de 40 des capacités installées.

En effet, notre pays a l’avantage de disposer d’un important potentiel en énergies renouvelables avec la présence d’excellents gisements le long du littoral, d’une irradiation solaire élevée sur tout le territoire (de l’ordre de 2200 kWh/m2/an) et d’importantes ressources en biomasse.

Conscientes de ce potentiel totalement inexploité il y’a seulement quelques années, les Autorités mettent en oeuvre un programme ambitieux de construction d’infrastructures d’énergies renouvelables. Outre les projets hybrides déjà cités, les principales infrastructures prévues à court et moyen termes comportent:

(i)- une nouvelle centrale solaire photovoltaïque de 30 MW à Nouakchott dont l’appel d’offres des travaux est en cours d’évaluation/adjudication;

(ii)- la centrale hydroélectrique de Gouina dont l’entrée en service est prévue en 2019 avec une quote-part de la Mauritanie de 42 MW;

(iii)- un parc éolien de 100 MW à Boulenouar dont l’appel d’offres des travaux sera lancé incessamment et l’entrée en service prévue en 2019.

1.2. Segment ” Distribution”

Les actions menées au niveau de la Distribution de l’électricité ont porté sur le renforcement et le développement des réseaux électriques afin d’assurer une couverture optimale des centres urbains nationaux.

Les importantes infrastructures réalisées en moins de six ans ont permis d’accroître de plus de 124% les linéaires des réseaux moyenne et basse tension et de multiplier par deux le nombre d’abonnés raccordés aux seuls réseaux électriques de la SOMELEC, pour atteindre près de 220 000 abonnés en 2016.

Ce sont ainsi 1 500 km de lignes basse tension et 750 km de lignes moyenne tension qui ont été construites et 115 nouvelles localités qui ont été électrifiées sur la période 2009-2015.

Les programmes d’extension de réseaux réalisés ont ainsi concerné les villes de Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Néma, Aioun, Tidjikja, Atar, Chami, Tintane, Boghé, Tiguent.

Au cours des derniers mois, de nouvelles extensions de réseaux ont été soit achevées soit lancées au niveau des localités de Djigueni, Ntakat, Kankossa et Kaédi.
Ce programme est appelé à se poursuivre, au cours des prochaines années, pour toucher l’ensemble des localités du pays.
Par ailleurs, un important programme de renforcement du système d’évacuation de l’énergie est en cours de réalisation au niveau de la ville de Nouakchott. Il comporte:

(i)- la construction ou l’extension de 5 postes source;

(ii)- la construction de 11 nouvelles liaisons 33 kV entre lesdits postes source pour une longueur totale de 100 km ;

(iii)- la construction de 59 postes de transformation et de plus de 400 km de lignes de distribution;

(iv)- la construction d’une ligne haute tension 225 kV longue de 21 km reliant le poste de la centrale Nord au poste OMVS de Arafat.

A l’intérieur du pays, le développement des extensions des réseaux 33 kV à partir de postes raccordés au réseau interconnecté de l’OMVS, dits réseaux interconnectés, s’inscrit dans la cadre de la nouvelle approche d’électrification rationnelle mise en oeuvre par les Autorités en vue de s’affranchir de coûts de production élevés dépendants des hydrocarbures importés et d’impulser significativement le taux d’électrification du Pays.

Ainsi, le projet d’électrification de la Vallée (Rosso – Boghé) qui a consisté en la réalisation de 340 km de lignes moyenne tension et de 100 km de lignes basse tension a permis l’électrification de plus d’une dizaine de localités (Jedr El Mohguen, Lexeiba, Dar El Barka, Tekane, etc.) et le raccordement imminent au réseau électrique de plusieurs périmètres agricoles.

Cette politique sera poursuivie et consolidée au cours des prochaines années avec la construction de nouveaux postes interconnectés situés dans les localités suivantes:

(i)- Tiguent, associée aux lignes: Ci) Tiguent-Rosso;(ii) Tiguent – R’kiz ;

(ii)

Aleg associée aux lignes :(i) Aleg-Boutilimit, et (ii) Aleg- Sangrava ;

(iii)- Mbout associée aux lignes :(i) Mbout-Lexeiba et (ii) Mbout-Foum GleitaAftout Echarghi ;

(iv)- Sélibabyassociée aux lignes :(i) Sélibaby- Ould Yenjé -Kankossa et (ii) Sélibaby-Maghama.

(v)- Gouraye associée à la ligne Gouraye – Diaguili- Ghabou.

1.3. Segment ” Transport”

Le programme relatif au Transport de l’électricité vise à doter le pays d’un système moderne de transmission, en mesure de favoriser le transport de l’électricité dans les principaux centres urbains et industriels du pays et de permettre les échanges d’énergie avec les pays limitrophes.

Dans ce cadre, les lignes ci-après sont projetées:

(i)- une ligne haute tension Nord reliant Nouakchott à Nouadhibou dont le lot relatif aux lignes a été déj à attribué à l’entreprise en charge des travaux et celui relatif aux postes en phase de lancement ;

(ii)- une ligne haute tension Sud reliant Nouakchott à Dakar dont le financement a été entièrement mobilisé et dont les appels d’offres des travaux seront lancés au cours des tous prochains mois;

(iii)- une ligne haute tension Est reliant Nouakchott à Néma avec un raccordement Kiffa – Kayes et dont l’étude de faisabilité est en cours de lancement.

(iv)- une ligne haute tension Nord Est reliant Nouakchott à Zouérate en passant par Akjoujt, Atar et Choum et dont l’étude de faisabilité vient de s’achever.

Enfin, le Centre National de Conduite en cours de développement permettra:

o- d’assurer la conduite, la surveillance et le contrôle à distance des unités de production, du système de transport et de distribution;

o- d’offrir ainsi une gestion moderne, optimale et efficace du système;

o- d’améliorer significativement la qualité du service public.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Honorables Députés

2. Réponse à la question orale

2.1. La qualité du service public

Pour que l’électricité arrive au consommateur, un système complexe est comme vous venez de le voir, nécessaire. Celui-ci repose sur trois segments: la production de l’électricité, son transport et sa distribution. Chacun de ces segments peut être à l’origine d’interruptions de service.

Point de départ de tout système électrique, la production est essentielle car on ne peut distribuer que ce que l’on produit. Jusqu’en en 2010, la production était insuffisante pour couvrir la demande du système. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande a conduit à des délestages fréquents qui ont été préjudiciables aux usagers du service public, populations et acteurs économiques.

Grâce aux efforts importants consentis par le Gouvernement, les capacités de production ont été sextuplées en moins de six ans, sécurisant ainsi durablement ce volet. Ainsi, la demande de pointe du système électrique national interconnecté excède aujourd’hui légèrement 100 MW pour une capacité thermique disponible de 240 MW. En tenant compte de notre potentiel d’énergies renouvelables (Hydroélectricité: 48 MW, Solaire: 15 MW et Eolien: 30 MW), il apparaît clairement que nos capacités de production couvrent largement nos besoins et que nous disposons d’un important excédent de production.

Néanmoins, l’augmentation rapide et importante de ces capacités, la multiplication des centres de production, l’introduction de sources de production alternatives (énergies solaire et éolienne notamment) et des technologies qui en découlent, nécessitent naturellement une phase transitoire au cours de laquelle des réglages doivent être opérés sur les équipements et ces mises au point indispensables expliquent en grande partie les perturbations observées et qui sont en train d’être corrigées.

Honorables Députés

Une fois produite, l’électricité doit être transportée jusqu’aux centres de consommation. C’est pourquoi et concomitamment au programme de renforcement des capacités, le Gouvernement a initié un ambitieux programme de renforcement du système d’évacuation de l’énergie au niveau de la ville de Nouakchott qui est en cours de réalisation. Ce programme qui consiste en la construction d’une boucle 33 kV autour de la ville pour accompagner sa croissance spatiale et faire face à l’augmentation continue de la consommation d’électricité comporte en particulier la construction ou l’extension de 5 postes source, la construction de Il nouvelles liaisons 33 kV entre lesdits postes source pour une longueur totale de 100 km et la réalisation d’une ligne haute tension 225 kV longue de 21 km reliant le poste de la centrale Nord au poste OMVS de Arafat.

Ce programme n’étant pas encore achevé, les capacités existantes pour évacuer la production ne sont pas en mesure d’assurer l’évacuation optimale de l’énergie et offrent de moins en moins des solutions alternatives pour l’alimentation de secours en cas d’indisponibilité d’une liaison électrique sur défauts ou blessures. Par ailleurs, la mise en service, au fur et à mesure de l’achèvement des travaux correspondants, des nouvelles infrastructures d’évacuation nécessite également des ajustements qui créent parfois des perturbations que la SOMELEC tente de réduire au minimum.

Aussi et en attendant l’achèvement complet de ces travaux prévu d’ici quelques mois et qui permettront de mettre un terme aux insuffisances que j’ai évoquées précédemment, soyez assurés, honorables députés, que la SOMELEC déploie et continuera à déployer tous les efforts possibles afin d’améliorer la qualité et la continuité du service et d’amoindrir les temps de coupure et les désagréments occasionnés à ses abonnés.

Honorables Députés

Après son transport, l’électricité doit encore distribuée. Pour ce faire, elle doit être mise sous une forme permettant son utilisation par l’usager.

Le programme d’extension des réseaux électriques initié depuis 2010 au niveau de la ville de Nouakchott, a permis le raccordement aux réseaux de distribution électrique de plus de 50 000 nouveaux abonnés. Sa cinquième phase en cours vise à assurer une couverture de Nouakchott à 100.

Cependant, les perturbations engendrées sur ce dernier segment sont en général très localisées et ont des impacts limités aux zones concernées.

Honorables Députés

Je voudrai souligner qu’il est important de noter que le pilotage de l’ensemble du système électrique se fait encore manuellement en attendant la finalisation de la mise en place du Centre National de Conduite qui permettra une gestion dynamique du réseau et une réduction importante des temps d’intervention en cas de perturbation.

De plus l’ambitieux programme d’infrastructures que les Autorités sont en train de mettre en oeuvre a fait de nos villes en général, et de Nouakchott en particulier, un chantier à ciel ouvert. Il n’est pas un coin de notre capitale où des travaux routiers, d’adduction d’eau, ou autres ne soient en cours d’exécution. En dépit des efforts de coordination entre la SOMELEC et les maitres d’ouvrage de ces projets, ces chantiers continuent à occasionner des dégâts qui sont également à l’origine d’une part significative des interruptions du service d’électricité.

Je saisis cette occasion pour présenter aux usagers du service d’électricité mes excuses et celles du département pour l’ensemble des désagréments causés et solliciter leur compréhension pour ceux susceptibles encore d’intervenir pendant cette phase transitoire où nous mettons en place un nouveau système électrique à même d’accompagner la croissance de la demande et de répondre aux exigences de qualité et de continuité d’un service moderne d’électricité.

Je tiens enfin à les assurer que nous continuerons à déployer tous les efforts possibles afin que la qualité du service qui leur est rendue, qui est l’objectif et la finalité de toutes les actions.

Après son transport, l’électricité doit encore distribuée. Pour ce faire, elle doit être mise sous une forme permettant son utilisation par l’usager.

Le programme d’extension des réseaux électriques initié depuis 2010 au niveau de la ville de Nouakchott, a permis le raccordement aux réseaux de distribution électrique de plus de 50 000 nouveaux abonnés. Sa cinquième phase en cours vise à assurer une couverture de Nouakchott à 100.

Cependant, les perturbations engendrées sur ce dernier segment sont en général très localisées et ont des impacts limités aux zones concernées.

Honorables Députés

Je voudrai souligner qu’il est important de noter que le pilotage de l’ensemble du système électrique se fait encore manuellement en attendant la finalisation de la mise en place du Centre National de Conduite qui permettra une gestion dynamique du réseau et une réduction importante des temps d’intervention en cas de perturbation.

De plus l’ambitieux programme d’infrastructures que les Autorités sont en train de mettre en oeuvre a fait de nos villes en général, et de Nouakchott en particulier, un chantier à ciel ouvert. Il n’est pas un coin de notre capitale où des travaux routiers, d’adduction d’eau, ou autres ne soient en cours d’exécution. En dépit des efforts de coordination entre la SOMELEC et les maitres d’ouvrage de ces projets, ces chantiers continuent à occasionner des dégâts qui sont également à l’origine d’une part significative des interruptions du service d’électricité.

Je saisis cette occasion pour présenter aux usagers du service d’électricité mes excuses et celles du département pour l’ensemble des désagréments causés et solliciter leur compréhension pour ceux susceptibles encore d’intervenir pendant cette phase transitoire où nous mettons en place un nouveau système électrique à même d’accompagner la croissance de la demande et de répondre aux exigences de qualité et de continuité d’un service moderne d’électricité.

Je tiens enfin à les assurer que nous continuerons à déployer tous les efforts possibles afin que la qualité du service qui leur est rendue, qui est l’objectif et la finalité de toutes les actions initiées ces dernières années par les Pouvoirs Publics, s’améliore sensiblement et qu’ils disposent ainsi de la meilleure continuité de service qu’il est techniquement possible de leur offrir.

2.2. La Gouvernance de la SOMELEC

L’appréciation objective des performances d’une Entreprise d’électricité comme la SOMELEC peut notamment être cernée à travers trois variables essentielles:

(i) le taux d’électrification;

(ii) la compétitivité et l’accessibilité des tarifs; (iii)la qualité de service en faveur des usagers.

2.2.1. Le taux d’électrification:

L’électrification du pays a considérablement augmenté, passant entre 2009 et aujourd’hui de 38 à 153 villes électrifiées soit une progression de 400.

Le taux d’électrification en milieu urbain qui était de 36 en 2009 est passé à 73 en 2015, soit une forte progression en un laps de temps très court. Les programmes en cours mettront en particulier l’accent sur le milieu rural encore défavorisé.

2.2.2. La compétitivité et l’accessibilité des tarifs

On constate qu’en dépit d’une production importante et coûteuse en diesel, les tarifs pratiqués par la SOMELEC sont restés compétitifs en comparaison de ceux de la sous-région ouest africaine. Le mix énergétique est appelé à évoluer favorablement dans un proche avenir grâce à la production hydraulique supplémentaire attendue de la réalisation de la Centrale de GOUINA, de la mise en service à plein régime dt; la centrale éolienne de 30 MW de Nouakchott ainsi que de la réalisation prévue en 2017 à Nouakchott d’une centrale solaire de 30 MW. L’achèvement de ces projets aura pour effet de réduire les coûts de production et d’accroître la compétitivité de notre économie.

En ce qui concerne l’accessibilité des tarifs aux usagers et surtout aux populations les plus vulnérables, il est important de préciser que les tarifs de la SOMELEC sont gelés depuis plus de 6 ans malgré l’envolée des coûts de production et la tranche sociale des tarifs réservée à la clientèle la plus démunie qui représente plus de 58 des abonnés de SOMELEC est fortement soutenue car son tarif de vente représente actuellement moins de la moitié du prix de revient moyen du kWh.

2.2.3. La qualité de service en faveur des usagés

Des mesures internes ont été mises en oeuvre par la SOMELEC pour améliorer la qualité des prestations en faveur des abonnés. Il s’agit notamment de:

i)- l’augmentation du nombre d’agences à Nouakchott et à Nouadhibou pour une meilleure proximité avec l’usager;

ii)- l’instauration d’un support permanent de liaison électronique gratuit (SMS) permettant à chaque client de recevoir sur son téléphone portable les informations relatives à sa facture et d’accéder en temps réel à toute information concernant la continuité de la fourniture d’électricité (système SARA: Système d’Appel et de Relance des Abonnés) ;

iii)- la généralisation des comptages électroniques et numériques qui a permis également d’améliorer sensiblement la qualité et la fiabilité de la facturation.

Je vous remercie pour votre aimable attention”.

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