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2ème Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (UNEA-2):la Mauritanie préside une table ronde

Les travaux du Segment Ministériel de la 2ème Session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement ont débuté vendredi matin à Nairobi (Kenya). Notre pays est représenté à cette importante rencontre par M. Amedi CAMARA, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable.

La cérémonie d’ouverture officielle du segment de haut niveau présidée par le Président du Kenya, Monsieur Uhuru Kenyatta, a été marquée par la présence de plus de 150 ministres et représentants des pays membres de l’Assemblée des Nations Unies (UNEA), des représentants de plusieurs organisations régionales et internationales et de la société civile.

Durant l’après-midi, le Ministre de l’Environnement a pris part à une table ronde de haut niveau consacrée à la mobilisation des ressources financières pour un investissement durable au niveau des pays membres. Lors de cette table ronde, le Ministre, en sa qualité de président de l’un des groupes a mis en exergue les points communs et la complémentarité dans la mise en oeuvre des Accord Multilatéraux Environnementaux (AME).

Il a également plaidé pour la nécessite de l’union des forces pour une prise en compte plus judicieuse de la dimension environnementale dans la mise en oeuvre de l’Agenda 2030 et des accords multilatéraux environnementaux tant au niveau national, régional que mondial. Parmi les accords cités par le Ministre, il faut noter le cadre de Sendai, le plan d’action d’Addis-Abeba, et l’accord de Paris qui doivent être promus pour une mise en oeuuvre plus efficiente de ces AMEs qui au-delà de leur contribution à la promotion de l’agenda 2030, sont déterminants pour établir un nouvel agenda urbain.

Le Ministre a particulièrement insisté sur le rôle que doivent jouer ses collègues ministres de l’environnement, en concertation avec les ministres des autres secteurs.

Dans ses réponses aux questions des participants, il s’est appesanti sur le rôle du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Il a indiqué que cette institution doit aider et orienter les pays membres notamment dans l’élaboration des stratégies, des plans d’action et des projets, ainsi que leur suivi évaluation, le renforcement des capacités et la formation, le transfert des technologies et de mener une diplomatie environnementale. Les financements issus du système multilatéral, doivent, a précisé le Ministre, être orientés vers les secteurs prioritaires.

Au plan national des Etats, il a appelé les pays à faciliter le dialogue entre le Ministère en charge de l’environnement et ceux des différents secteurs tels que les ministères en charge de la planification, des finances, de l’économie (etc.) afin d’assurer une intégration sectorielle des accords dans les politiques de développement des pays, encourager le partenariat public et privé, permettre l’implication et l’appropriation des populations pour la mise en oeuvre des politiques, augmenter les budgets consacrés au secteur de l’environnement et trouver des nouveaux mécanismes de financements innovants.

Il a enfin insisté sur la bonne gouvernance, la rationalisation des ressources financières mobilisées et davantage de prise en compte des principes d’équité et de pollueur payeur.

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