L'AMI

Le Président de la BM visite des projets au village de Taoufigh

Le Président de la BM, M. Robert Zoellick en compagnie du ministre de l’économie et des finances, M. Abderrahmane Ould hama Vezaz a visité la ceinture verte qui protège le village de Taoufigh de l’avancée des dunes de sable et a pu s’enquérir des opérations de vaccination du cheptel dans le parc de vaccination équipé par le projet de développement rural communautaire (PDRC). Il a visité également un puits artésien qui approvisionne le village de Taoufigh en eau potable.

Le ministre de l’agriculture et de l’élevage, M. Coréra Issagha a, à cette occasion, précisé que cette visite, la 1ère du genre, traduit le souci du président de la BM de prendre part à la lutte contre la pauvreté en milieu rural en Mauritanie relevant que ce milieu constitue une poche de pauvreté.

Pour sa part, M. Robert Zoelleck a mis l’accent, dans son mot pour la circonstance, sur les efforts des collectivités locales bénéficiaires des activités du projet PDRC à travers ce qu’il a qualifié de maintenance des acquis soulignant en même temps l’action menée par le gouvernement pour immuniser le cheptel.

Le patron de la Banque mondiale a affirmé qu’il prendra en compte, dans les projets à venir de son institution, les doléances des populations locales exprimées par la voix de leurs représentants, notant que celle-ci étendra le champ de ses interventions pour couvrir d’autres zones de la moughata de Mederdra.

Quant au président du regroupement national des associations pastorales, agricoles et d’environnement, il a évoqué l’importance des ressources animales dans l’économie nationale et formulé l’espoir que la BM tiendra compte de cette dimension dans ses plans de développement futurs en Mauritanie.

Notons que le président de la Banque mondiale, au cours de sa visite de deux jours en Mauritanie, entend faire savoir avec force aux responsables gouvernementaux et représentants du secteur privé et de la société civile que la Banque est déterminée à fournir à ce pays un appui plus adapté à ses priorités de développement.

La Mauritanie a fait depuis peu le passage à la démocratie avec la tenue d’élections libres et transparentes en novembre 2006 et mars 2007.

Dans ce contexte, la visite de M. Zoellick vise à cerner les contours de l’aide élargie que ce pays sera appelé à recevoir, sous forme d’un dosage approprié d’instruments de prêt et de services-conseil, du Groupe de la Banque mondiale.

"Il s’agit d’une visite historique et qui intervient à la suite d’une réunion concluante du Groupe consultatif, durant laquelle la communauté internationale a manifesté son soutien à la Mauritanie en tant que nouvelle démocratie", déclare à ce sujet le chef-pays de la Banque, François Rantrua.

"Le gouvernement attend de la Banque mondiale qu’elle continue de jouer un rôle clé pour la mise en oeuvre des engagements du Groupe consultatif et l’appui aux réformes gouvernementales."

Considérée comme une sorte de pont entre l’Afrique au sud du Sahara et le monde arabe représenté par les pays d’Afrique du Nord, la Mauritanie table à présent sur sa transition pacifique à la démocratie, ayant instauré au plan interne un dialogue destiné à promouvoir la réconciliation nationale, notamment par le retour et la réinsertion des populations réfugiées au Sénégal et au Mali. Elle a en outre engagé un processus pour l’adoption d’une législation mettant fin à l’esclavage.

L’économie mauritanienne a affiché ces dernières années une assez bonne vigueur. Après s’être établis en moyenne à 4,8 % entre 2001 et 2004, ses taux de croissance ont continué de progresser pour atteindre 5,4 % en 2005 et jusqu’à 11,4 % en 2006, à la suite de la découverte et de la mise en exploitation de ressources pétrolières (comparativement, la croissance du PIB dans le secteur non pétrolier a été de 4,4 %).

Enfin, M. Zoellick signera durant cette visite deux protocoles d’accord. Le premier définit la série de moyens financiers et consultatifs que le Groupe de la Banque envisage de mettre en oeuvre pour tenter de mieux remédier aux problèmes qui se posent à la Mauritanie pour la modernisation de ses infrastructures et la gestion de ses ressources naturelles (notamment dans le domaine minier et portuaire, et en matière d’électricité).

Le second constitue un accord de partenariat entre le Groupe de la Banque et le Gouvernement mauritanien pour l’adhésion de ce pays au Réseau PSLO (Réseau des attachés de liaison avec le secteur privé).

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