L'AMI

La grève des médecins spécialistes a des répercussions négatives sur la situation des malades

La grève des médecins spécialistes est dommageable aux malades et leurs familles, en plus du préjudice financier énorme qu’elle leur fait subir à cause des déplacements et des va-et-vients entre les différentes structures sanitaires.
Une équipe de l’AMI a constaté, lors d’une visite effectuée au Centre hôspitalier national et à l’Hôpital Cheikh Zayed ainsi qu’à certaines cliniques, le grand désarroi causé par cette grève aux nouveaux malades et à ceux qui n’ont pas encore achevé leurs traitements.
Dans ce cadre, Mme Aïda Mint Sidi Nagi, qui accompagne sa mère retenue au service de réanimation de l’hôpital Cheikh Zayed, a indiqué qu’on vient de lui demander des analyses de sang qui ne peuvent être effectuées qu’au Centre hospitalier national. Elle a exprimé à ce sujet ses craintes de ne pouvoir réaliser ces analyses et de voir cette grève peser lourdement sur l’état de santé de sa mère.
Quant à Mme Soukhna Mint Abderahmane que nous avons rencontrée au service d’échographie et qui dit avoir été envoyée par le médecin spécialiste avant le début de la grève, elle affirme attendre la fin de celle-ci depuis plus d’une semaine pour pouvoir réaliser l’échographie demandée.
Un autre accompagnateur, M. Abdel Aziz Sow, exprime lui aussi son désarroi face à cette grève et ses conséquences négatives sur la santé des malades. Son frère, Ely Ould Samba El Voulani, retenu dans l’aile H2 au Centre hospitalier national, et auquel on réclame des analyses suite à une opération non réussie, doit s’armer de patience et attendre que cette grève prenne fin pour pouvoir se soigner.
Quant à Mme Mariem Mint Ely, accompagnant son oncle paternel, retenu, lui aussi à H2 pour des problèmes stomacaux, elle dit tout son désespoir de devoir attendre la fin de la grève pour effectuer les analyses demandées que des parents de la malade ont tenté de faire ailleurs sans résultats.
M. El Hacen Ould Taghi qui accompagne un parent retenu à H2 également soulève un problème d’un autre genre: son malade a accompli toutes les formalités nécessaires mais l’opération qu’il doit subir et qui a déjà été programmée est remise à plus tard à cause de la grève. Il a déclaré que les parents du malade s’apprêtent maintenant à l’acheminer sur Dakar, malgré les dangers qu’un transport par la route peut causer au malade et les moyens financiers que cela doit engendrer.
La situation critique au sein du Centre hospitalier national et de l’hôpital Cheikh Zayed n’est différente en rien à celle constatée au niveau des cliniques privées où les malades que les reporters de l’AMI ont rencontrés demandent à ce que cette grève cesse sans tarder pour qu’ils puissent recevoir les soins dont ils ont besoin.
Alors que les autorités publiques doutent de la légalité de cette grève ouverte entamée par les médecins spécialistes depuis le 31 décembre, les grévistes trouvent que c’est le seul moyen pour attirer l’attention sur leur situation et pousser les pouvoirs publics à revoir leur statut, de manière particulière, au sein de la Fonction publique

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