les travaux d’un séminaire, organisé par le réseau des femmes parlementaires mauritaniennes avec la collaboration de l’Assemblée nationale et l’Union parlementaire internationale pour sensibiliser les parlementaires et la société civile sur la réalisation des objectifs d’égalité entre homme et femme, ont débuté lundi à Nouakchott.
Des représentantes du Maroc et de la Côte d’Ivoire prennent part a cette rencontre de 4 jours.
Au cours de cette rencontre, les participants auront à discuter plusieurs sujets portant sur les conventions et les accords internationaux relatifs aux droits des femmes, à l’égalité entre homme et femme, au rôle des parlementaires dans l’application des conventions ainsi que l’élaboration de stratégies et la présentation du réseau des femmes parlementaires mauritaniennes et les défis auxquels il fait face pour réaliser ses objectifs.
Le vice président de l’Assemblée nationale, le député Mohamed Ghoulam Ould Hadj Cheikh a souligné, dans son mot d’ouverture des travaux, l’importance de cette rencontre qui permet d’informer les parlementaires sur la situation de la femme dans notre pays et l’organisation d’un dialogue en vue de renforcer leur participation dans l’élaboration d’un plaidoyer sur les différentes questions permettant de réaliser les doits des femmes ainsi que la promotion et le développement de leurs prestations. Il a ajouté qu’elles ont prouvé par leur compétence leur distinction dans les différents départements où elles ont servi.
La présidente du réseau des femmes parlementaires mauritaniennes, Mme Mariem Ba Sy, a, de son coté, précisé que la femme mauritanienne, qui a commencé sa participation de manière effective dans les centres de prise de décisions en 2006, a réalisé des acquis importants. Elle a assuré que les femme mauritaniennes occupent 22 % au parlement, 28 % au sein du gouvernement, 21 % des postes de secrétaires généraux, 6 % de ceux de directeurs généraux en plus de 3 ambassadrices. La Présidente a rappelé l’importante présence des femmes mauritaniennes dans les secteurs du commerce et de l’agriculture, ajoutant que le développement de ces acquis demande la conjugaison des efforts et le dialogue pour mettre au devant de la scène les questions relatives aux droits des femmes et la nécessité de réaliser l’égalité homme-femme.
La représentante de l’Union internationale des parlementaires aux travaux du seminaire s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui permet un échange de points de vue entre les parlementaires pour soutenir les questions en rapport avec les droits des femmes et la création d’un cadre pour l’égalité homme et femme.