“Toutes les conventions sur la protection de l’enfant sont devenues partie intégrante de notre arsenal juridique interne”, c’est ce qu’a déclaré jeudi à Nouadhibou le secrétaire général du ministère de la justice, M. Mohamed Lemine Ould Sidi Baba lors de la pose de la 1ère pierre du centre d’accueil et de réhabilitation des enfants en conflit avec la loi.
Ce centre, qui couvre une superficie de 1120 mètres carrés, est financé par l’Union Européenne pour un montant de 66 millions d’ouguiya et est composé de salles de classes, de chambres pour les pensionnaires, de bureaux, d’un restaurant et de salles d’informatique.
Le directeur général du centre, M. Mohamed Vall Ould Youssouf a, dans un mot pour la circonstance, indiqué que cette pose de la 1ère pierre coïncide avec la commémoration du 55ème anniversaire de l’indépendance nationale qui intervient dans un contexte marqué par l’accomplissement de plusieurs réalisations traduites notamment dans le renforcement de l’Etat de droit et des institutions et la protection des droits et libertés.
Il a relevé que la ratification par notre pays de toutes les conventions portant sur la protection de l’enfant a été couronnée par la parution de l’ordonnance 2005/15 portant sur la protection pénale de l’enfant.
Dans ce cadre, ajoute -t- il, des mécanismes d’insertion et de protection des enfants en conflit avec la loi ont été mis en place comme alternative à la prison.
Le représentant de l’UE, M. Gabriel Mariano a, à son tour, insisté sur l’importance de ce centre qui va s’occuper des enfants en conflit avec la loi avant d’exprimer la disponibilité de l’Union Européenne à accompagner et appuyer les efforts consentis dans ce domaine.
La cérémonie de pose de la 1ère pierre s’est déroulée en présence du wali de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Vall Ould Ahmed Youra, le hakem de la moughataa et le maire de la commune ainsi que des représentants des instances judiciaires de Nouadhibou.