Les travaux des journées de concertation sur la société civile, ouvertes hier mardi au Palais des congrès par le premier ministre, M. Zein Ould Zeidane, se sont poursuivies aujourd’hui mercredi au niveau des commissions.
Les participants ont ainsi discuté de deux dossiers dont l’un est relatif à la plate-forme du règlement des ONG pour le suivi des accords de Cotonou, et le second relatif au cadre réglementaire de la société civile. Le projet de statut vise à mettre en place un forum pour les opérateurs économiques non gouvernementaux en vue de créer un nouveau partenariat avec l’union européenne et de renforcer le dialogue politique, économique et culturel tel que prévu dans les accords de Cotonou signés en 2000 avec les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP).
Les intervenants ont demandé à ce que les objectifs du nouveau forum visent une implication plus grandes des organisations de la société civile dans le dialogue politique, social, économique et culturel entre la Mauritanie et les partenaires au développement, une participation plus efficiente à l’élaboration, le suivi et l’évaluation des politiques et stratégies de développement ainsi que l’appui du partenariat entre les ONG, les pouvoirs publics et l’union européenne dans le cadre de l’exécution des accords de Cotonou.
Tout comme ils ont demandé à veiller à la bonne exécution des dispositions prises pour une meilleure implication des organisations de la société civile dans toutes les étapes de réalisation et de suivi des projets financés par le Fonds européen de développement (FED) en Mauritanie.
Les participants aux journées de concertation sur la société civile ont également souligné la nécessité de fédérer les efforts des organisations membres du nouveau forum et toutes les autres de manière générale, tout en incitant sur l’inspiration de l’expérience des autres, des échanges, de la formation et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Quant aux discussions autour du cadre institutionnel des organisations de la société civile, les participants ont convenu de la nécessité de changer la loi en cours depuis 1964, organisant la société civile et qui est une pôle copie des lois françaises de 1881 et 1901.
Les membres de cette commission ont suggéré que la nouvelle loi puisse adapter la relation entre l’Etat et les organisations de la société civile à l’esprit démocratique et au contexte de libertés collectives et individuelles qui caractérisent la Mauritanie actuellement.
Tout comme cette nouvelle loi doit mettre un terme à toutes les formes de tutelle exercée sans raison sur les organisations de la société civile et offrir à celle-ci plus de responsabilité et plus de liberté de mouvement en exigeant d’elle de faire preuve de crédibilité.
Les commissions mises en place dans le cadre des journées de concertation sur la société civile doivent poursuivre leurs travaux demain jeudi, la cérémonie de clôture étant prévue, elle, la soirée du même jour au Palais des Congrès.
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