L'AMI

Par la lutte contre la gabegie nous avons bâti une économie solide (ministre des affaires économiques)

L’assemblée nationale a tenu, mercredi à Nouakchott, une plénière, sous la présidence du député Mohamed Ould Boîlil, son président.

La réunion a été consacrée à la question orale suivante adressée au ministre des affaires économiques et du développement, Sid’Ahmed Ould Raïss, par le député Mohamed Ghoulam Ould El Hadj Cheikh :

Conformément à l’article 69 de la constitution et l’article 122 du règlement intérieur de l’assemblée nationale, je vous pose la question orale suivante avec un commentaire sur le sujet :

Votre gouvernement place, selon ses engagements proclamés, la lutte contre la gabegie en tête de ses priorités et le renforcement de la bonne gouvernance comme l’un des objectifs essentiels de la politique macroéconomiques qu’il s’atèle à réaliser, bien que le citoyen peine à accomplir un devoir ou recouvrir un droit au niveau des structures gouvernementales sans passer par un courtier corrompu ou un intermédiaire influent. Il est dans les deux cas à l’abri de l’exploitation de deux catégories.

Cette insuffisance, monsieur le ministre, est-elle inhérente à la faiblesse au niveau de la conception et de l’élaboration des politiques de bonne gouvernance où à l’absence de la volonté d’exécution, ou les deux à la fois ?

En attendant votre réponse, je vous réitère mes salutations.

Dans ses réponses, le ministre des affaires économiques et du développement a remercié le député d’avoir lui donner l’opportunité d’édifier les députés et à travers eux l’opinion publique sur les efforts entrepris ces dernières années en matière de lutte contre la gabegie et l’amélioration de la gestion des affaires de l’Etat.

Il a ajouté qu’il va aborder le sujet suivant deux axes essentiels dont le premier est relatif à l’aspect juridique et le second aux résultats économiques positifs de la lutte contre la gabegie.

Le ministre a rappelé que l’adoption de la stratégie de lutte contre la gabegie avait eu lieu en 2010, ce qui a engendré la mise en uvre de certaines procédures dont un cadre juridique d’orientation.

”Ce document sera exposé devant le parlement dans les prochains jours, en plus de certains décrets portant création de la commission de supervision et de suivi de la stratégie”, souligne le ministre.

Le ministre a tenu, également, à préciser que l’existence du cadre juridique définissant les concepts et les instruments juridiques du suivi de la lutte contre le phénomène ainsi que d’autres procédures au plan opérationnel comme la création des commissions spécialisées dans les marchés publics et jouissent d’une indépendance totale en matière de contrôle des marchés publics.

Au sujet des réformes engagées, le ministre a cité des rapports périodiques élaborés par le ministère des finances sur l’état d’exécution du budget dont le premier, en cours de réalisation, porte sur le budget de 2015 sera exposé au parlement pour s’informer les étapes d’exécution du budget.

S’agissant de la transparence, le ministre a souligné que le dernier du rapport de transparency montre les critères de transparence dans les industries extractives existent en Mauritanie et que le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a pris l’initiative de soumettre le secteur des pêches aux procédures de transparence.

” Toutes les mesures visant l’existence d’un arsenal juridique, un système administratif susceptible d’être amélioré et d’autre mesures pour le renforcement de la capacité de l’administration en matière d’exécution des politiques publiques et la présence des institutions de contrôle comme le parlement et les autres institutions constitutionnelles : la cour des comptes, l’inspection générale des finances”, ajoute le ministre.

Il a fait remarquer que tous ces organismes ont un seul but, l’amélioration de la gestion des affaires publiques et l’efficacité de toute politique se mesure par sa capacité de satisfaire les besoins du citoyen et ses répercutions économiques sur la patrie.

Evoquant les incidences positives réalisées par la Mauritanie ces dernières années grâce à la politique de lutte contre la gabegie, le ministre a cité l’existence d’une économie forte avec un taux d’inflation qui n’accède pas 3,5% et à ce jour une masse monétaire en devises à la BCM de 897 millions de dollars, 30 milliards dans le compte du trésor public à la BCM et un taux de croissance, qui varie, selon les experts, entre 4,5 et 5%, en plus d’autres indicateurs qui font que l’économie mauritanienne est capable de surmonter les choques extérieurs dus à la baisse du prix des matières exportées et la hausse de celles importées.

M. Sid’Ahmed Ould Raïss a, ensuite révélé l’abondance des investissements dans différents domaines ces dernières années avec un seuil de 2000 milliards d’Ouguiyas, ce qui s’est répercuté sur la pauvreté permettant la diminution de son taux de 42% en 2008 à 31% cette année.

Il a, enfin, conclu que la lutte contre la gabegie a permis d’enraciner les bases de la bonne gouvernance, la réduction avec un taux considérable de l’inflation et l’existence des réserves en devises permettant de faire face aux choques extérieurs.

Les députés ont apprécié dans leurs interventions la politique de lutte contre la pauvreté et le contrôle des biens publics.

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