L’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur le Projet d’extension de la Centrale Duale de Nouakchott.
L’Assemblée nationale a adopté lors d’une plénière tenue sous la présidence du député Mohamed Ould Boilil, son président, un troisième projet de loi, le n°0025-14 autorisant la ratification de la convention de vente à terme signée l8 Avril 2014 à Tunis entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de développement “BID” destiné au Financement du Projet d’extension de la Centrale Duale de Nouakchott.
Le gouvernement était représenté à cette séance plénière par M. Sidi Ould Tah, ministre des affaires économiques et du développement, entouré de certains de ses collaborateurs.
Les députés, qui ont loué le projet de loi, ont souligné l’importance, pour eux, d’être informés sur le niveau d’avancement des travaux de la centrale duale en cours de construction. Ils se sont, par la suite, interrogé sur les causes du retard de son démarrage et sur les raisons ayant conduit à envisager l’exportation de l’électricité alors que le pays en a encore besoin au moment où le Trésor Public est contraint de débourser annuellement des montants considérables en appui au secteur.
Ils se sont également interrogé sur les raisons qui ont motivé la signature de la convention signée avec le Sénégal, demandant au ministre des précisions au sujet de sa tarification.
Les députés ont évoqué la question du déficit constaté au niveau des lignes de transport de l’électricité et les mesures prises par le département pour le résorber. Ils ont abordé, en outre, les délestages récurrents au niveau de la Centrale Secondaire de l’OMVS, les difficultés de la SOMELEC et la nécessité de prendre les mesures pour les surmonter. Ils se sont interrogé par ailleurs sur les mesures que le gouvernement envisage de prendre pour honorer ses engagements conformément aux dispositions de l’article 4 de la convention qui interdit “l’utilisation des montants alloués au financement des dépenses qui peuvent, selon la banque, résulter de pratiques de fraude, de gabegie, de complicité, de contrainte et d’entrave”.
Le ministre a félicité les députés pour leurs interventions. Il a souligné que les travaux de la Centrale de Nouakchott dont les travaux sont en phase finale, sera mise en service au début de l’année prochaine. Il a précisé que la recherche de bénéfice n’est pas à l’origine de la décision prise pour exporter l’électricité vers un pays voisin mais qu’il s’agit plutôt d’une décision qui met en valeur le rôle joué par notre pays dans son environnement géographique et qui est de nature à contribuer à l’intégration régionale.
Cette décision permettra, a dit le ministre, d’améliorer par ailleurs, les revenus du pays en devises.
Il a ajouté que le tarif à l’exportation sera fixé d’accord parties entre les deux Etats et que la quantité exportée sera de 60 megawatts environs. Le ministre a ajouté que dans le cadre de ce projet, une ligne de transport de l’électricité reliera la centrale duale de Nouakchott à la centrale secondaire de l’OMVS, ce qui permettra le transport de l’électricité à travers le réseau de l’OMVS tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
En ce qui concerne les mesures que le gouvernement compte prendre pour faire face aux pratiques visées à l’article 4 de la convention, le ministre a souligné que toutes les politiques gouvernementales sont axées sur la lutte contre de telles pratiques et que toutes les garanties existent pour en empêcher la réalisation.