L'AMI

Le gouverneur de la BCM : donner au public une information financière complète

Le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM), M. Kane Ousmane, qui vient de prendre part à Damas du 12 au 13 novembre courant, à la "conférence de l’administration viable dans le secteur bancaire, y a présenté une communication sur le thème : "les banques centrales et la gouvernance institutionnelle des banques primaires".

Dans cette communication, le gouverneur de la BCM "a exposé devant les participants "l’expérience mauritanienne et les besoins des pays en développement en matière de mobilisation de capitaux sous forme de titres et de dépôts en vue d’améliorer les conditions de vie dans ces pays".

"L’exposé a porté sur 3 axes principaux relatifs à "l’administration viable dans le secteur bancaire", "la transparence" et "l’indépendance" et "la compétence".

Abordant la transparence, le patron de la BCM a dit qu’il faut entendre par là "la capacité – et la volonté – des opérateurs du système financier d’obtenir et d’utiliser de l’information financière complète.

S’agissant de l’indépendance, M. Kane Ousmane a indiqué que toute banque doit disposer d’un système interne de contrôle de l’information mise à la disposition des instances suprêmes de l’institution mais aussi du public et ne pas être tributaire des seuls rapports envoyés par les banques primaires.

En ce qui concerne la compétence, le conférencier a relevé que’"une banque dont la qualité des ressources humaines serait médiocre ou dont la technologie utilisée serait pauvre ou obsolète ou dont les procédures organisationnelles seraient inadéquates, serait dans l’incapacité de faire face aux obligations d’une banque moderne, c’est-à-dire d’une institution performante, ouverte et transparente.

Par la suite, l’exposé a traité de la bonne gouvernance la considérant comme une exigence de la solvabilité des banques avant d’aborder l’exemple de la Mauritanie.

Le gouvernement mauritanien a -t- il poursuivi, s’est engagé avec l’appui des bailleurs de fonds dans de vastes programmes qui reposent essentiellement sur la maîtrise des équilibres intérieurs et extérieurs, la relance de la croissance économique et l’amélioration du niveau de vie des populations.

Pour ce faire, il a décidé de renforcer la gestion macroéconomique et de mettre en place les réformes structurelles qui s’imposent.

Il s’agit de rationaliser les dépenses publiques; d’appuyer l’activité du secteur privé; de poursuivre l’assainissement des entreprises publiques; de favoriser le développement des institutions et des ressources humaines et de développer l’intermédiation financière en assainissant le secteur bancaire.

Dans ce cadre, la BCM a mis en place une politique monétaire et de change proactive et transparente afin d’aider à la mise en place d’un système financier national performant et ouvert.

C’est ainsi qu’elle a engagé à son niveau un ensemble de mesures réglementant l’institution et réformant les marchés monétaire et de change en plus du renforcement de ses capacités de supervision pour lui permettre d’accompagner les réformes du secteur bancaire.

Notons que le système financier mauritanien est riche de 10 banques, d’une société de leasing et d’une société financière. La totalité du capital de 7 de ces banques appartient à des privés nationaux, la huitième est propriété des gouvernements libyen et mauritanien tandis les deux autres appartiennent à des groupes financiers français.

Pour l’ensemble de ces banques, il s’agit d’établissements aux fonds propres limités. Leurs principaux défis résident dans le renforcement des capacités et l’amélioration de la gouvernance interne.

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