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Le ministre des affaires économiques: Grâce au programme de redressement entrepris, notre économie a enregistré d’importantes performances

"A l’heure de la mondialisation, la promotion des investissements privés se trouve au centre des préoccupations de développement étant donné son importance pour la création des richesses et la lutte contre pauvreté," a déclaré le ministre des affaires économique et du développement à l’occasion de l’ouverture mardi matin des travaux du Conseil Présidentiel pour l’Investissement en Mauritanie.

Monsieur Mohamed Ould abed a indiqué que cette mondialisation comme l’a souligné Le Président du CMJD, Chef de l’Etat s’accompagne à la fois de possibilités et de difficultés et que les pays n’ont pas tous profité de la libéralisation de l’économie mondiale car beaucoup d’entre eux sont menacés de marginalisation.

Il a précisé qu’en dehors du secteur pétrolier, notre pays, en dépit de ses potentialités et de ses atouts, n’a pas su attirer des niveaux d’investissements directs étrangers (IDE) significatifs.

Outre l’exploitation pétrolière qui est encore à ses débuts, a poursuivi le ministre, l’économie nationale reste dominée par l’exportation des minerais de fer et du poisson, a dit le ministre qui a souligné que la forte dépendance des conditions climatiques et la faiblesse du tissu productif, sont autant de facteurs qui accentuent sa vulnérabilité face aux chocs exogènes.

M. Mohamed Ould El Abed a, par ailleurs, précisé que le secteur privé se caractérise par l’existence d’un nombre limité de groupes oligopolistiques présents dans les différents domaines de l’activité économique; contexte peu favorable à la promotion de la concurrence et au développement des petites et moyennes entreprises.

Le ministre a ajouté que pendant longtemps, le cadre macroéconomique a été marqué par de sérieux déséquilibres, notamment des dérapages budgétaires excessifs, dus à l’absence d’une gestion saine et efficace.

Ces contre performances économiques se sont traduites, a dit le ministre, par un niveau de croissance assez faible pour atteindre les objectifs de développement (5% en moyenne sur la période 2001-2004), de déficit budgétaire insupportable qui a atteint 23,3% du PIB en 2004, une position extérieure très fragile, une détérioration continue du taux de change et une forte inflation qui a atteint 16,2% en 2004.

Les mesures de redressement économique entreprises à partir du 03 août 2005 ont visé en priorité, a-t-il précisé, à rétablir les équilibres économiques et à instaurer une gestion saine et transparente des affaires publiques.

Ainsi, a poursuivi M. Mohamed Ould Abed, grâce au programme de redressement entrepris, notre économie a enregistré d’importantes performances: relance de la croissance économique (13,9% en 2006 y compris le secteur pétrolier), solde globale budgétaire positif (2,2% du PIB y compris dons), réduction de l’inflation à 6,4%c et amélioration de la position extérieure.

Pour ce qui est du secteur financier, ajoute le ministre, l’évaluation récente, mené conjointement avec les services du FMI et de la Banque mondiale, met en évidence des dysfonctionnements importants et une forte concentration des projets. Pour beaucoup d’entreprises, l’accès au crédit est difficile et les taux d’intérêts réels sont prohibitifs, a-t-on noté.

Le ministre a enfin indiqué que l’attraction des investissements n’est pas une panacée et non plus une fin en soi, mais s’intègre dans une vision prospective pour le développement à long terme du pays fondé sur la mise en valeur de nos potentialités, le renforcement de nos capacités productives, l’acquisition du savoir et le transfert des technologies dans le but de promouvoir la création de richesses et d’assurer la prospérité de la nation.

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