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Le Premier ministre préside la cérémonie de remise du Prix Chinguitty

Le Premier ministre Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a présidé mardi au Palis des Congrès de Nouakchott la cérémonie de remise des Prix Chinguitty pour l’année 2013 organisé sous le haut patronage du Président de la République.
Le Prix Chinguitt, composé d’une attestation de considération et d’une enveloppe financière de 5 millions d’ouguiya a été décerné pour la première fois en 2001 pour primer les mauritaniens et étrangers qui ont contribué à approfondir la recherche dans les domaines des sciences islamiques; des sciences et techniques ainsi que de la littérature.
Au cours de cette saison, le Premier ministre a remis le prix des sciences islamiques à MM:
-Ahmedou Ould Vall pour sa recherche intitulée “les révisions intellectuelles des groupes extrémistes modernes”
– Moussa Ould Horomtallah pour sa recherche “l’Islam, l’Occident et le terrorisme” écrit en français.
Il a remis le prix des sciences et techniques au chercheur Ahmedou Ould H’meyda pour son oeuvre intitulée “Création d’une instance de recherche sur les principaux signes biologiques caractéristiques des populations mauritaniennes: résultats et perspectives”.
Le Premier ministre a remis enfin le prix de la littérature et des arts à M. Mohamed Ould Hdhana pour son écrit “le voyage des ombres”.
Le secrétaire général du Prix Chinguitt, M. Bilal Ould Werzeg a, dans un mot pour la circonstance, indiqué que la cérémonie est un évènement scientifique que l’instance du Prix Chinguitt est habituée à organiser annuellement pour primer les lauréats actuels et encourager les autres chercheurs intéressés à la science à suivre les pas des anciens et partant, à gagner le pari scientifique et retrouver en nous l’esprit d’initiative et de créativité.
Et de relever que l’indicateur d’investissement dans la recherche scientifique est une preuve tangible sur les processus, orientations et positions des nations et des peuples.
Il a encore dit que la valeur sur laquelle converge aujourd’hui toute l’humanité, avec les divergences qu’elle connaît au niveau politique, culturelle, idéologique, et des croyances, est manifestement l’intérêt voué à la recherche scientifique.
Or, ajoute -t- il, nous sommes partie intégrante de la Oumma d'”Iqraa” et comme nous sommes les fils continuateurs de la “bédouinité”, il nous appartient de réserver une place de choix dans la locomotive de la science afin d’assurer notre décollage avec succès.
Les lauréats ont présenté dans leurs interventions, chacun, un résumé de son oeuvre.
C’est ainsi que M. Ahmedou Ould Vall a mis l’accent sur le système de pensée sur lequel se fondent les “Jamaat” (groupes extrémistes pour justifier leurs actes criminels et faire la propagande au sein d’un groupe d’âge donné en vue d’une révision globale des idées, précisant les concepts sur lesquels il y a eu confusion et écartant les rajouts non basés sur des preuves, redressant les incompréhensions et rectifiant les tords.
Il a démontré dans son écrit ce qui établit les concepts d’allégeance et autres pour éviter à certains de sombrer dans l’apostasie en taxant à tord les musulmans d’apostats.
Quant à M. Moussa Ould Horomtallah, il a souligné dans son oeuvre “L’Islam, l’Occident et la violence” que les textes fondateurs de l’Islam: Coran et Sunna n’ont aucun rapport avec la violence dont il a définit le concept dans le premier Titre de son livre dans le contexte d’alors, c’est à dire avant et après l’Hégire.
Dans le titre II l’auteur a abordé la violence et la propagation de l’Islam, soulignant que les batailles conduites par le Prophète étaient, toutes sans exclusion, soit défensives soit préventives d’attaques ennemies.
Tout comme il a précisé dans le titre III que le concept de violence est nouveau pour l’Islam et qu’il n’est apparu qu’après la période coloniale avant de consacrer le titre IV à la résistance légitime des musulmans à l’envahisseur.
Pour sa part, M. Ahmed Ould Hmeyda a, dans la présentation de sa recherche, indiqué que celle-ci est axée sur les principales caractéristiques déterminantes biologiquement des populations mauritaniennes et qui ont permis d’dentifier le gène qui a conduit à la répartition de ces habitants. L’étude a abouti, à des résultats que les pouvoirs publics peuvent exploiter dans la mise en oeuvre de stratégies de développement en matière de santé publique.
Enfin, M. Mohamed Ould H’Dhana a précisé que son roman “le voyage des ombres” évoque la réalité de l’exode anarchique et improvisée des populations du rif vers les villes pour se retrouver à la périphérie des grandes cités qui n’ont pu ainsi les assimiler de quelque manière que ce soit.
D’où la relation ambigüe voire trouble que ces populations entretiennent avec les villes au demeurant marquées par le doute, l’hésitation voire parfois sinon souvent la haine.
Le roman exploite le patrimoine mauritanien culturel local avec des formules imagées pour exprimer la prise de conscience du mauritanien dans ses dimensions historiques, et dans sa réalité de tous les jours tout en s’inspirant des faits historiques sans tomber dans la narration.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, du président du conseil du prix Chinguitt M. Boubacar Ould Ahmed et d’un parterre d’hommes de lettres et de culture et de la pensée.

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