L'AMI

Aïoun : ouverture d’un atelier régional sur les liens entre les changements climatiques et l’extrémisme violent

Aïoun

Le conseiller du ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, président de la Cellule nationale de lutte contre l’extrémisme, M. Isselmou Ould Babah, a présidé, mardi à Aïoun, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation destiné aux acteurs de la société civile et consacré aux risques liés à l’extrémisme violent et à ses liens avec les changements climatiques.

Organisé par le ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, en collaboration avec l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI), cet atelier vise à approfondir les échanges sur les liens entre les changements climatiques et les risques d’extrémisme violent.

Dans son allocution, le conseiller du ministre a souligné que cet atelier s’inscrivait dans le cadre de l’attention accordée par les autorités nationales à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ainsi qu’aux efforts visant à consolider la sécurité et la stabilité.

Il a indiqué que le gouvernement avait adopté un plan global de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, fondé sur des approches complémentaires, à la fois sécuritaires et intellectuelles. Il a précisé que ces efforts avaient contribué à l’obtention de résultats positifs, la Mauritanie n’ayant enregistré aucun attentat terroriste depuis 2011.

Le conseiller a également salué le rôle de l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI), soulignant son soutien continu aux efforts nationaux de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

De son côté, le conseiller principal de l’Institut, M. Tijani Mohamed, a expliqué que cet atelier visait à approfondir les discussions sur les variations climatiques et leurs répercussions potentielles sur la progression de l’extrémisme violent. Il a également souligné l’importance d’étudier les facteurs environnementaux et sociaux susceptibles de favoriser l’émergence de ce phénomène.

Il a présenté les résultats de recherches menées dans les wilayas des deux Hodh et du Guidimagha, en vue de leur examen avec les experts et les participants et d’échanges sur les questions et les défis soulevés par ces travaux. Cette démarche devrait contribuer à une meilleure compréhension des liens entre les changements climatiques et les risques d’extrémisme violent.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du conseiller du wali du Hodh El Gharbi chargé des affaires politiques et sociales, du hakem adjoint de la moughataa d’Aïoun, de l’adjointe au maire de la commune, ainsi que de plusieurs responsables des services régionaux concernés, d’imams de mosquées et de représentants d’organisations de la société civile.

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