Les travaux du Forum régional sur la migration circulaire, organisé par l’Agence nationale pour l’emploi, en coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations et l’Association mondiale des services publics de l’emploi, ont clôturés mardi après-midi à Nouakchott.
Le secrétaire général du ministère de l’Autonomisation de la jeunesse, de l’Emploi, des Sports et du service civique, M. Gueye Amadou El-Hadj, a supervisé la cérémonie de clôture du forum organisé sous le thème « Le rôle des services publics de l’emploi dans la gestion de la migration circulaire », après deux jours de discussions portant sur les mécanismes de développement de la migration circulaire et de renforcement de la coopération entre les pays de la région.
Dans son discours à cette occasion, le secrétaire général du ministère a salué la qualité des échanges et l’engagement des participants, soulignant que les hautes directives du président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, placent l’emploi au cœur du programme national, et accordent une attention particulière à la jeunesse.
Il a ajouté que développer des solutions locales et créer des opportunités d’emploi n’est pas moins important que d’organiser la migration circulaire, appelant à améliorer les opportunités d’emploi rémunéré, à développer des formations qui soutiennent l’entrepreneuriat et à donner aux jeunes les moyens de construire leur avenir dans leur pays, afin que la mobilité internationale soit un choix professionnel plutôt qu’une nécessité imposée par le manque d’opportunités.
Il a souligné que les services publics de l’emploi jouent un rôle central pour relier les compétences des demandeurs d’emploi aux besoins des employeurs, préparer les candidats à la mobilité professionnelle et suivre leur rythme, en coordination avec les départements, les employeurs et les partenaires des pays d’origine et de destination, pour assurer la continuité du soutien et obtenir des résultats durables.
Au cours des deux jours du forum, les participants ont souligné l’importance d’échanger des informations, de reconnaître les aptitudes et les compétences et d’unifier les procédures, avec la nécessité d’orienter la migration vers des professions à haute valeur ajoutée, d’une manière qui serve les intérêts des pays d’origine et de destination.
Les participants ont souligné la convergence des expériences et des défis entre la Mauritanie, le Maroc, le Mali, le Sénégal, le Togo et la Côte d’Ivoire, soulignant l’importance de développer le système éducatif et de renforcer son lien avec les besoins du marché du travail.
Ils ont souligné la nécessité de faire de la migration circulaire un choix de carrière conscient, soutenu par diverses parties prenantes, en adoptant des approches globales et bénéfiques pour toutes les parties, et en reconnaissant les compétences et les certificats que les migrants obtiennent au cours de leurs expériences professionnelles à l’étranger.
Les participants ont également proposé de créer un espace permanent de dialogue professionnel et de médiation, qui suivrait les développements migratoires, échangerait des informations, normaliserait les outils et les procédures et documenterait les expériences réussies, en plus de renforcer les capacités des services publics de l’emploi.