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La Mauritanie présente devant le Comité africain des experts les progrès réalisés en matière de protection de l’enfance

La Mauritanie a présenté, samedi, son premier rapport périodique sur la mise en œuvre des dispositions de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant devant le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, dans le cadre de sa 48ᵉ session ordinaire, tenue dans la capitale du Lesotho, Maseru.

Notre pays était représenté à cette session par une délégation officielle conduite par M. Cheikh Tourad Ould Abdel Malek, directeur de l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants. La délégation comprenait également MM. Abdallahi Diakité, chargé de mission au ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille ; Sidi Mohamed Ould Limam, directeur des droits de l’Homme au Commissariat des droits de l’Homme, de l’action humanitaire et des relations avec la société civile ; et Aboubacar El Jar, chef du service du suivi et de l’évaluation au ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille.

Dans une allocution prononcée au nom du Commissaire aux droits de l’Homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, le chef de la délégation a réaffirmé l’engagement de la Mauritanie à poursuivre sa coopération avec les mécanismes africains des droits de l’Homme et à honorer ses obligations au titre de la Charte. Il a souligné que la présentation de ce rapport constitue une occasion de mettre en lumière les acquis nationaux, d’évaluer les politiques et programmes mis en œuvre et d’examiner les défis qui persistent dans le domaine de la protection des droits de l’enfant.

Il a présenté les principales initiatives engagées à cet effet, notamment le renforcement des cadres juridique et institutionnel de protection de l’enfance, ainsi que la création de 46 mécanismes régionaux et locaux de protection des enfants, dont 41 sont désormais opérationnels. Il a également fait état de la formation de 3 058 travailleurs et spécialistes dans les domaines de l’enfance, de l’action sociale et du handicap au cours des trois dernières années.

Dans le secteur de l’éducation, le chef de la délégation a mis en avant les progrès accomplis dans la mise en œuvre du projet de l’École républicaine, avec la construction et l’équipement de 1 200 salles de classe, la réhabilitation de 2 250 autres et le renforcement des effectifs éducatifs par le recrutement de 3 743 enseignants supplémentaires.

Il a également évoqué les efforts visant à améliorer la santé maternelle et infantile, à élargir la couverture sanitaire et à renforcer la protection sociale. À ce titre, il a indiqué qu’une enveloppe de plus de 567 millions d’anciennes ouguiyas a été inscrite au budget 2026 pour le programme de protection et de développement de l’enfance.

La présentation a par ailleurs porté sur les mesures prises pour lutter contre les violences, l’exploitation, le travail des enfants et la traite des personnes, ainsi que sur le développement de la justice pour mineurs, l’amélioration des services d’état civil et le renforcement de la participation des enfants à la vie publique.

Le chef de la délégation a également souligné les efforts humanitaires déployés par la Mauritanie pour assurer la protection des enfants réfugiés et migrants, notamment dans le camp de M’Bera et au sein des communautés d’accueil.

Abordant les défis qui demeurent, il a notamment cité la réduction des disparités dans l’accès aux services essentiels, l’amélioration de la qualité de l’enseignement, la lutte contre le mariage précoce et le travail des enfants, ainsi que le renforcement des capacités des mécanismes de protection. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes et à mobiliser les ressources nécessaires pour relever ces défis.

Les travaux de la session ont été marqués par un dialogue interactif entre les experts du Comité et la délégation mauritanienne, portant sur les mesures législatives et institutionnelles, les programmes mis en œuvre et les résultats obtenus.

À l’issue des échanges, la présidente du Comité, Mme Sabrina Gahar, a félicité la délégation mauritanienne pour la présentation de son premier rapport. Elle a salué la qualité des réponses apportées ainsi que l’engagement de la Mauritanie à respecter ses obligations.

La présentation de ce rapport constitue une nouvelle étape dans la coopération entre la Mauritanie et les mécanismes africains des droits de l’Homme, contribuant au renforcement des efforts visant à garantir les droits de l’enfant et à promouvoir les principes d’égalité, de non-discrimination et de respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.

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