L'AMI

Le ministre de la justice:les réformes opérées ont permis au secteur de retrouver sa crédibilité

Le ministre de la justice, M. Mahfoudh Ould Bettah a effectué ce jeudi une visite d’information et d’évaluation au sein des directions centrales relevant de son département.

L’objectif de cette visite était de faire le bilan de la période de transition au niveau du secteur de la justice, particulièrement en ce qui concerne les infrastructures, la modernisation du département et la valorisation de ses ressources humaines.

Au cours de la visite, le ministre s’est rendu successivement dans le secrétariat général, l’inspection générale de l’administration judiciaire et pénitentiaire, les directions des ressources humaines, de la législation et de la coopération, des affaires civiles et des sceaux, des infrastructures et de la modernisation, des affaires pénales et celle des prisons et de la protection judiciaire des mineurs.

Des explications sur le fonctionnement de ces administrations et leurs perspectives d’avenir ont été fournies au ministre dans les différentes étapes de cette visite. Lors d’une réunion qu’il a présidée par la suite, le ministre a fait état d’un bond qualitatif que son département a pu réaliser, surtout au niveau des ressources humaines et de l’augmentation significative tant au niveau des moyens qu’aux infrastructures.

"Le travail accompli au niveau du ministère et du secteur de la justice a été rendu possible grâce à l’esprit d’équipe et à la conjugaison des efforts de tous, a noté le ministre, appelant au maintien de la même dynamique et du même rythme jusqu’à la prise de fonction du prochain gouvernement.

Il a ajouté que son département qui a été à l’avant-garde des secteurs de l’Etat a obtenu un certificat de bonne conduite après les évaluations menées durant la période de transition.

Et d’ajouter que tous les engagements pris lors des journées nationales de concertation portant sur l’indépendance de la justice, le développement de ses infrastructures et la promotion des ressources humaines ont été respectés par le département.

Selon un document remis à l’ami, les réformes et les réalisations opérées dans le secteur durant la période de transition couvre les aspects relatifs à l’organisation du secteur, à la restructuration de ses directions centrales et à la révision de l’architecture juridique générale.

C’est ainsi que le statut juridique et le code de procédures pénales ont été revus pour les rendre plus compatibles avec le nouveau système judiciaires et les exigences de l’Etat de droit. Dans le même contexte il a été également procédé à la révision du code des procédures civiles, commerciales et administrative et à l’institution de nouvelles lois portant création de la commission nationale des droits de l’homme et la liberté de la presse.

Au plan des ressources humaines, le document fait état de recrutement de 76 magistrats dont 26 par la sélection professionnelle et le reste sur un concours externe. 110 greffiers ont également été injectés dans le secteur.

Sur le plan de la formation, le document nous apprend qu’un centre de perfectionnement et de réhabilitation des magistrat a été créé et a pour mission d’organiser périodiquement des sessions de formation dans les domaines de l’informatique et d’autres spécialités qui traitent des lois et procédures juridiques relevant de la compétence des magistrats.

La formation sur la gestion des greffes, figure également sur le programme du centre. Dans le domaine des infrastructures, la stratégie du département a été axée sur la disponibilisation des infrastructures, la réhabilitation de celles existant et l’équipement des tribunaux et des directions centrales en technologies nouvelles.

Une étude relative à l’état des lieux des bâtiments nouvellement construits et ceux nécessitant une réfection en plus de l’acquisition de véhicules pour les présidents des tribunaux judiciaires.

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