Lancement du plan d’action national pour la mise en œuvre de la stratégie de l’irrigation dans la région du Sahel
Nouakchott
Les travaux d’un atelier consacré au lancement du plan d’action national pour la mise en œuvre de la stratégie de l’irrigation en Mauritanie ont débuté ce mardi à Nouakchott.
Organisé par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire avec la collaboration avec la Banque mondiale, l’atelier vise à examiner les moyens de mettre en œuvre la stratégie nationale de l’irrigation et de renforcer son rôle dans le soutien à la production agricole, ainsi que dans la réalisation de la sécurité et de la souveraineté alimentaires.
Il permet également l’échanger les points de vue et les expériences sur les défis et les opportunités liés au développement du secteur de l’irrigation en Mauritanie.
Dans un mot prononcé à l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général, M. Ahmed Salem Ould Arbi a indiqué que le lancement du plan d’action national pour l’irrigation constitue une étape concrète dans la mise en œuvre, au niveau national, de la stratégie de l’irrigation dans la région du Sahel, adoptée en 2025.
Il a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une volonté politique claire visant à accorder aux secteurs de l’hydraulique et de l’agriculture une place centrale dans le processus de développement national.
le secrétaire général a affirmé que Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a fait des secteurs de l’hydraulique et de l’agriculture des priorités de son programme surtout en cette période marquée par la limitation des ressources en eau, la faiblesse des précipitations et l’insuffisance des infrastructures consacrées à l’irrigation.
Le secrétaire général a noté que l’agriculture irriguée permet d’assurer une production plus stable et dispose d’un important potentiel pour contribuer à la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, notamment dans les domaines de la production du riz et des légumes.
Il a ajouté que le gouvernement œuvre à traduire la vision du Président de la République en mesures concrètes, à travers l’augmentation de la production nationale, la modernisation des infrastructures hydrauliques et agricoles, la facilitation de l’accès aux terres et aux ressources en eau, ainsi que le renforcement de la participation du secteur privé et la mobilisation des partenaires en faveur de l’investissement dans le domaine agricole.
M. Ahmed Salem Ould Arbi a aussi souligné que les priorités du plan d’action national pour l’irrigation seront intégrées à la troisième phase de la stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée, actuellement en cours d’élaboration, afin d’assurer l’alignement des politiques d’irrigation sur les grandes orientations nationales en matière de développement, de sécurité alimentaire et hydrique.
Le Secrétaire général a enfin passé en revue les principales étapes de l’engagement de la Mauritanie dans les efforts régionaux et internationaux liés à l’hydraulique et à l’agriculture, rappelant que le pays participe activement, depuis 2020, à plusieurs rencontres et forums consacrés à la nutrition, à l’agriculture et à l’hydraulique.
De son côté, le représentant résident de la Banque mondiale en Mauritanie, M. Ibou Diouf a affirmé que cet atelier s’inscrit dans la dynamique régionale impulsée par la Déclaration de « Dakar +10 » et par la Stratégie d’irrigation dans la région du Sahel, approuvée par les pays du Sahel en avril 2025, renouvelant ainsi l’engagement régional en faveur du développement d’une irrigation durable et de l’amélioration de la gestion des ressources en eau.
Il s’est félicité de la décision de la Mauritanie d’être le premier pays à traduire cette stratégie régionale en un plan d’action national, estimant que cette démarche illustre l’importance du rôle joué par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire dans la promotion de ce processus et sa traduction en programmes et mesures concrètes.
Il a réaffirmé la disponibilité du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre son appui à la Mauritanie dans la mise en œuvre de ce plan, avec la collaboration du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) et les autres partenaires, contribuant ainsi à renforcer les investissements, à développer les infrastructures d’irrigation et à améliorer la gestion des ressources en eau.
Le chargé du secteur de l’irrigation à la Banque mondiale et le coordinateur régional du Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel, ont présenté, pour leur part, des exposés sur les efforts déployés par leurs institutions respectives dans le domaine du développement de l’irrigation et du renforcement de la coopération régionale en appui à ce secteur.
Les travaux de l’atelier, qui se poursuivront pendant trois jours, ont été ouverts en présence du secrétaire général du ministère de l’hydraulique et de l’assainissement, ainsi que de plusieurs responsables du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.