L’Alliance islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme a organisé, lundi matin à Nouakchott, dans le cadre de son programme destiné aux pays du Sahel, un atelier de formation intitulé : « Formation des universitaires et des enseignants à la protection des jeunes contre la pensée extrémiste ».
Cette session de formation vise principalement à doter les enseignants des compétences et des connaissances nécessaires pour identifier les déviations idéologiques et y faire face efficacement et de manière appropriée, à travers trois axes.
Le premier axe consiste à définir la nature des déviations idéologiques, leur lien avec le crime terroriste ainsi que leurs facteurs internes et externes.
Le deuxième porte sur les moyens utilisés par les groupes terroristes et déviants pour diffuser leur propagande auprès des jeunes et des adolescents.
Le troisième axe est consacré au rôle de l’enseignant, en mettant en évidence son importance et les responsabilités qu’il peut assumer dans la détection des signes de déviations idéologiques au sein du milieu éducatif, ainsi que dans la manière d’y faire face.
Dans son allocution à cette occasion, le colonel-ingénieur Al-Hassan Abdi Vleivel, directeur de la Documentation et de la Sécurité militaire au ministère de la Défense, des Affaires des Retraités et des Enfants des Martyrs, a souligné que cette session vise à fournir aux participants les connaissances et les outils nécessaires pour comprendre le phénomène de l’extrémisme, ses discours et ses modes d’influence, et à renforcer leur capacité à y faire face avec efficacité et discernement dans les milieux éducatif et universitaire.
Il a exprimé sa reconnaissance à l’Alliance islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme pour les efforts qu’elle déploie afin de soutenir les États membres et de renforcer leurs capacités dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, notamment dans le domaine idéologique et en matière de renforcement des capacités.
Il a également remercié les ministères des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, pour leur participation à cette session à travers un groupe d’universitaires et d’enseignants, ce qui témoigne de l’importance de la conjugaison des efforts des différents secteurs concernés par la protection et l’orientation des jeunes.
De son côté, le Dr Yahya Ben Mohammed Abu Maghayed, chef du département des programmes de prévention dans le domaine idéologique au sein de l’Alliance islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme, a déclaré que cette session s’inscrivait dans une série d’activités organisées par l’Alliance dans le cadre du programme destiné aux pays du Sahel, qui s’étend sur cinq ans.
Il a ajouté que cette session avait été organisée en raison de la prise de conscience, par l’Alliance islamique, de l’importance du secteur de l’éducation, considéré comme l’un des principaux domaines de l’activité humaine contribuant à la construction des États et des civilisations, et comme le cadre qui façonne les connaissances et les perceptions des sociétés et développe leur conscience face aux différentes menaces, au premier rang desquelles figure le crime terroriste.
Au nom de l’Alliance islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme, il a remercié les autorités compétentes de la République islamique de Mauritanie pour les facilités accordées et pour leur coopération fructueuse.
La cérémonie d’ouverture de la session s’est déroulée en présence du commandant Mohamed Lemine Yahya Cheikh, représentant de la République islamique de Mauritanie auprès de l’Alliance islamique militaire pour la lutte contre le terrorisme.