Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Ahmed Salem Ould El Arbi, accompagné du wali du Gorgol, M. Mohamed Mokhtar Ould Abdi, a présidé ce vendredi, à l’École nationale de formation et de vulgarisation agricoles de Kaédi, l’ouverture d’un atelier de concertation consacré à la présentation du rapport final du diagnostic et du cadre conceptuel du Schéma directeur des aménagements hydro-agricoles, ainsi que des premiers résultats de l’étude des sols.
L’atelier est consacré à la présentation et à l’examen des résultats des études réalisées avec les différents acteurs concernés, en prélude à la finalisation du schéma, dont l’élaboration est assurée par la Société nationale pour le développement rural (SONADER) pour la partie mauritanienne du fleuve Sénégal.
Ce schéma vise à fournir un cadre de référence pour organiser et orienter les aménagements agricoles irrigués et définir les priorités de leur développement, en tenant compte de la situation des terres, des ressources en eau, des infrastructures, des systèmes agricoles ainsi que des défis climatiques et environnementaux.
Il ambitionne également de définir une vision à long terme pour le développement des aménagements hydro-agricoles dans la vallée, d’améliorer l’exploitation des terres et des ressources en eau, de développer les infrastructures et d’accroître la production et la productivité, tout en renforçant la capacité des systèmes agricoles à s’adapter à la sécheresse, aux inondations et aux risques liés au changement climatique.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le secrétaire général a expliqué que l’élaboration de ce schéma s’appuie sur le cadre juridique ayant confié à la SONADER la mission de préparer un schéma directeur des aménagements hydro-agricoles sur la rive mauritanienne du fleuve Sénégal.
Il a précisé que ce processus est mis en œuvre dans le cadre d’une coopération technique entre la Mauritanie et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD).
Il a ajouté que le programme comprend la réalisation d’un diagnostic intégré des situations agricole, environnementale, sociale et économique, l’évaluation des infrastructures hydro-agricoles, ainsi que l’étude des sols dans les zones irriguées et irrigables. Il prévoit également la mise en place d’une plateforme d’information agricole, l’élaboration du cadre conceptuel du schéma et d’un plan d’investissement climatique pour la période 2026-2050.
Le secrétaire général a souligné que l’atelier de Kaédi constitue une étape de concertation destinée à présenter ces résultats aux autorités, aux élus, aux agriculteurs, aux acteurs concernés et aux services techniques, et à recueillir leurs observations et propositions avant de définir les orientations stratégiques, les scénarios et les priorités d’investissement.
Il a appelé à un débat pratique autour des résultats des études afin de les améliorer et de les compléter sur la base des réalités du terrain, et de parvenir à des recommandations claires permettant d’identifier les besoins des zones agricoles ainsi que les priorités en matière d’aménagement et d’investissement pour les prochaines années.
De son côté, le représentant de la FAO, M. Maki Abderrahmane, a salué le rôle joué par la SONADER dans la mise en œuvre des différentes étapes des études, à travers ses cadres et ses services techniques et régionaux. Ceux-ci ont contribué à l’identification des zones d’étude et des besoins, à la sélection et à la formation des équipes de terrain, à la réalisation des enquêtes et à l’inventaire des infrastructures, ainsi qu’à l’analyse des résultats dans les wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha.
Il a souligné que le schéma doit s’appuyer sur l’expertise nationale et les besoins des différentes zones, tout en tirant profit des expériences et expertises internationales. Il a également insisté sur l’importance de traduire les résultats des études en choix concrets et en programmes réalisables.
Pour sa part, le maire adjoint de la commune de Kaédi, M. Abou Cissé, s’est félicité de l’organisation de cette rencontre dans la wilaya et a appelé les participants à œuvrer pour concrétiser les résultats de l’atelier et les traduire en actions concrètes.
Les présentations faites au cours de l’atelier ont porté sur les résultats du diagnostic intégré, notamment la situation des terres agricoles, des infrastructures hydro-agricoles, des ressources en eau et des sols, des systèmes de production, ainsi que sur les données sociales et économiques liées à l’activité agricole.
La plateforme d’information agricole, conçue pour centraliser et organiser les données relatives aux zones agricoles et aux aménagements, a également été présentée. Elle doit constituer une base d’information destinée à soutenir la planification et la prise de décision. Le cadre conceptuel du schéma ainsi que le plan d’investissement climatique pour la période 2026-2050 ont également été exposés.
L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du directeur général adjoint de la SONADER, de représentants des wilayas de la vallée et de plusieurs départements ministériels, ainsi que d’élus, d’acteurs du secteur agricole et de représentants de la société civile.