L'AMI

Ouverture d’un atelier de présentation et de concertation sur le système national d’adressage numérique

Nouakchott

Le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, M. Ahmed Salem Ould Bede, accompagné du ministre des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme foncière, M. Mamoudou Mamadou Niang, a présidé ce mardi à Nouakchott l’ouverture d’un atelier consacré à la présentation du système national d’adressage numérique en Mauritanie et à la concertation autour de celui-ci.

Cet atelier de quatre jours vise à mettre en place une infrastructure nationale unifiée d’adressage géographique et numérique, conforme aux normes de l’Union postale universelle. Il s’inscrit dans le cadre du programme régional d’intégration numérique en Afrique de l’Ouest, financé par la Banque mondiale.

Dans son allocution, le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration a indiqué que cet atelier constitue une étape importante vers la création d’un référentiel national des adresses, unifié, fiable, évolutif et interopérable. Celui-ci permettra de localiser avec précision les parcelles, les bâtiments, les installations, les équipements et les points d’intérêt sur l’ensemble du territoire national.

Il a ajouté que cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à travers le programme « Mon ambition pour la patrie », qui place la transformation numérique, la modernisation de l’administration et l’amélioration des services au profit des citoyens au cœur de l’action publique.

Le ministre a souligné qu’une adresse précise ne sert pas seulement à faciliter la vie quotidienne : elle constitue aussi un élément essentiel de l’infrastructure de l’État, de l’économie et de la société. Une adresse fiable facilite l’accès des citoyens aux services publics, la localisation des activités économiques, les services postaux et logistiques ainsi que le commerce électronique. Elle permet également aux services de secours et d’urgence d’intervenir plus rapidement et de trouver les lieux concernés avec davantage de précision.

Selon lui, ce référentiel national commun aidera les administrations publiques à mieux relier leurs bases de données, à localiser les infrastructures et les équipements, à améliorer la planification urbaine et territoriale, ainsi qu’à renforcer la coordination et l’échange d’informations entre les institutions.

Pour les collectivités locales, le système facilitera l’identification des quartiers, des voies et des bâtiments. Il fournira également une base commune pour la gestion des services de proximité et l’amélioration de la planification locale.

Le ministre a précisé que le système national d’adressage numérique ne se limite pas à attribuer un identifiant aux lieux. Il repose sur une approche intégrée comprenant le découpage du territoire en zones de codes postaux, une méthode adaptée aux particularités des milieux urbains et ruraux, la mise en place d’une structure de maillage cohérente et des outils numériques destinés à gérer, actualiser et exploiter les adresses.

Il a indiqué que l’efficacité et la qualité du système reposent sur trois principes : l’unification du référentiel afin de réduire la fragmentation des données et la multiplicité de leurs sources ; l’interopérabilité, pour permettre son intégration aux différents systèmes administratifs et sectoriels ; et l’évolutivité, pour accompagner la croissance des villes et des agglomérations ainsi que le développement des services numériques.

Le ministre a insisté sur le fait que la réussite de ce projet ne peut relever d’un seul département ou d’une seule institution. Elle exige des efforts conjoints et une coordination étroite entre les différents ministères, les collectivités territoriales, les organismes chargés du foncier et de l’urbanisme, les opérateurs d’infrastructures et le secteur privé, afin d’établir un système national d’adressage efficace et durable.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, du coordinateur du projet régional d’intégration numérique en Afrique de l’Ouest, ainsi que de plusieurs cadres du département et représentants des parties prenantes du projet.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More