Sidi Mohamed Hanena, ancien ambassadeur: “L’élection d’Ismail Cheikh Ahmed au poste de secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique constitue une victoire incontestable pour la Mauritanie et sa diplomatie”
Nouakchott
L’ancien ambassadeur Sidi Mohamed Hanena a affirmé que l’élection d’Ismail Cheikh Ahmed au poste de secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) constitue une « victoire incontestable pour la Mauritanie et sa diplomatie ».
Il a considéré cette élection comme un gain pour le pays et un triomphe pour Son Excellence le Président de la République, ainsi qu’une réussite personnelle pour M. Ismail Cheikh Ahmed, au regard de ses qualifications, de son expérience et de sa brillante carrière.
Dans une déclaration à l’Agence mauritanienne d’information (AMI), l’ancien ambassadeur a expliqué que l’élection d’une personnalité mauritanienne à ce poste international de premier plan, au sein d’une organisation regroupant 57 pays et près de deux milliards d’habitants, offre à la Mauritanie une occasion unique de renforcer sa présence et son influence sur la scène internationale, de défendre ses intérêts et de contribuer à l’amélioration des performances de l’organisation et au renforcement de sa capacité à accomplir ses missions.
Il a souligné que l’obtention de ce résultat avait nécessité d’importants efforts diplomatiques, précisant que l’implication personnelle du Président de la République dans le soutien à la candidature de M. Ismail Cheikh Ahmed, ainsi que le suivi attentif de sa campagne électorale, avaient été déterminants.
Il a considéré que l’obtention par le candidat mauritanien du soutien unanime des États membres constituait un précédent dans l’histoire des élections aux postes politiques au sein des organisations internationales. Il a indiqué que ce succès n’était pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’une conjonction de facteurs, parmi lesquels la crédibilité du régime, la clarté de la vision ayant sous-tendu la campagne, ainsi que les compétences personnelles et professionnelles du candidat.
M. Sidi Mohamed Hanena a salué le parcours universitaire et professionnel de M. Ismail Cheikh Ahmed, ainsi que l’expérience internationale qu’il a acquise pendant près de trente ans au sein des Nations Unies et de leurs organisations affiliées, sans oublier les nombreuses responsabilités internationales et nationales qu’il a exercées, jusqu’à sa nomination au poste de ministre des Affaires étrangères.
Il a affirmé que cette vaste expérience qualifie M. Ismail Cheikh Ahmed à jouer un rôle actif au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), en mettant à profit l’expertise acquise au cours des différents postes qu’il a occupés. Cela contribuera, selon lui, à renforcer la position de l’organisation, à ouvrir de plus larges perspectives de coordination et de coopération entre ses États membres et à lui permettre de s’acquitter de ses fonctions avec davantage d’efficacité.
L’ancien ambassadeur a exprimé sa fierté face à cette élection, y voyant une rupture avec une série de nominations décevantes sous les régimes précédents. Il a ajouté que cette réussite s’inscrivait dans une série de succès remportés par la diplomatie mauritanienne ces dernières années, notamment l’accession à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et à celle de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO).
Il a estimé que ces succès témoignaient d’une approche diplomatique équilibrée adoptée par la Mauritanie, fondée sur la prévention des tensions et des problèmes avec les pays voisins et les différentes parties prenantes, ainsi que sur le respect du dialogue et la recherche de solutions collectives et consensuelles.
Il a souligné que l’obtention par la Mauritanie du consensus des États membres de l’Organisation de la coopération islamique témoignait de la pertinence de cette approche diplomatique et confirmait que la politique de « zéro problème » avec les pays voisins et les différentes parties constituait une option appropriée pour la Mauritanie. Cette politique contribuerait, selon lui, à renforcer la présence et la crédibilité du pays aux niveaux régional et international et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération et de partenariat avec divers pays et organisations.